Revue de presse journalière
SOCIOECOPOFI
REVUE DE PRESSE DU 17 ET 18 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 17 mai 2012: -1,20% ou -0,0028%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,09.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,09 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
PREAMBULE
Ci-dessous la réaction d’un courtier à l’un de mes commentaires de la revue de presse du 16 mai 2012.
Affaiblir les indépendants
De manière générale, l'indépendant, commerçant, artisan, médecin, avocat, etc., est à long terme un gêneur, car il conserve encore la possibilité pratique de ne pas penser comme tout le monde. Comme il n'est pas encore possible de supprimer les indépendants, la première action consiste à isoler tous les indépendants qui ne pensent pas comme tout le monde. Rien n'est plus facile. Il suffit d'imposer à chaque profession des normes draconiennes d'exercice, une déontologie astreignante et des charges telles que seuls ceux qui travaillent comme des fous arrivent à s'en sortir, mais n'ont même plus la disponibilité d'esprit pour réfléchir au changement de leur condition (www.evolutionquebec.com)
PROCHAINE CONFERENCE : Saint-Laurent-du-Var 22 juin 2012
« SENSIBILISATION AUX RISQUES JURIDIQUES DANS LE CONSEIL ET LA VENTE D’OPCVM »
Centre paroissial Saint Joseph 162, corniche Fahnestock 06700 SAINT-LAURENT-DU-VAR
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BOURSE
Muriel Motte dans « Les Echos » du 18 mai 2012
Article intitulé : L’appel du large
« A mesure qu’abondent les commentaires sur une possible sortie de la Grèce de l’euro, la tentation grandit chez les investisseurs de tourner le dos aux lancinants problèmes des vieilles puissances occidentales. Le fonds de pension norvégien (580 milliards de dollars d’actifs) a récemment vendu toutes ses obligations d’Etat portugaises et irlandaises au profit d’emprunts mexicains, brésiliens et indiens, pendant que son homologue japonais (1.500 milliards sous gestion) commençait à investir en actions émergentes. Quant au fonds sud-coréen (315 milliards), il vient d’afficher son souhait d’accroître ses placements en actions et en dette chinoises libellés en yuans. La crise qui sévit depuis cinq ans n’épargne pas les économies et les places financières des pays neufs mais elle en fait ressortir les atouts : leurs comptes publics sont infiniment plus sains que les nôtres et leurs entreprises sont installées au cœur des bastions les plus dynamiques de la croissance. Cette réalité se lit en miroir sur les marchés : les émergents pèsent 36 % de la richesse internationale mais leurs dettes – Etats et entreprises confondus – ne représentent que 12 % du stock mondial des emprunts négociables, évalué à 93.900 milliards de dollars fin 2011. Ceci fait dire aux gérants de Bank of New York Mellon que« la demande potentielle des investisseurs pour ce papier excède de beaucoup l’offre disponible ». L’effet rareté accentue leur volatilité, notamment celle des titres libellés en monnaies locales. Les placements dans les pays émergents conservent une part certaine de risque, comme en témoignent la chute du réal brésilien, de la roupie indienne ou de la Bourse de Shanghai. Mais la crise a ceci de décisif qu’elle est en train de transformer l’image qu’ils véhiculent. Les gérants hier hostiles à l’idée de placer 5 % de leur portefeuille sur ces jeunes économies s’interrogent aujourd’hui sur la pertinence des 95 % placés dans des puissances certes installées mais souvent déclinantes. »
CYCLE 2008/2012
Nathalie Brafman et Isabelle Rey-Lefebvre dans « Le Monde » du 17 mai 2012
Article intitulé : Entre 2008 et 2012, les crédits alloués aux universités ont progressé de 20 %
EUROPE
Romaric Godin dans « La Tribune » du 17 mai 2012
Article intitulé : La ruée vers les guichets menace le secteur bancaire hellénique
« Plus d'un milliard d'euros auraient été retirés par les déposants helléniques de leurs comptes. Une hémorragie très préoccupante pour l'économie grecque et la zone euro. C’est une des grandes peurs économiques qui est peut-être sur le point d’avoir lieu en Grèce : la course aux guichets. Le président de la république Karolos Papoulias n’a pas caché son inquiétude : « Giorgos Provopoulos (président de la banque centrale de Grèce ) m’a dit que la population n’était pas encore en proie à la panique, mais la peur grandit et pourrait déboucher sur un mouvement de panique ». On n’en est pas loin cependant. Selon l’agence allemande Dpa, ce n’est pas moins de 900 millions d’euros qui aurait été retiré lors de la seule journée de lundi. Le Financial Times évoque des retraits de 1,2 milliard d’euros pour lundi et mardi. L’ennui c’est qu’un « Bank Run », nom anglais de cette course au guichet, serait une catastrophe pour le secteur bancaire grec. Il existe pourtant une protection théorique, celle du Fonds Européen de Stabilité Financière (FESF) qui a versé 18 milliards d’euros à la banque centrale de Grèce et qui, en tout, met 50 milliards d’euros à disposition du secteur bancaire hellénique. Mais cette somme risque de vite s’épuiser. Le montant total des dépôts dans les banques grecques s’élève à 170 milliards d’euros. Et surtout, compte tenu de la situation politique, il n’est pas certain que le FESF Reste qu’une fuite des dépôts aurait un effet dévastateur. Pour éviter une fuite massive des capitaux, Athènes n’aurait d’autre moyen que d’instaurer un contrôle des mouvements de capitaux. Pas d’autres moyens alors pour faire vivre le pays que d’avoir recours à la planche à billet. Il faudra donc, pour ces deux raisons, sortir de l’euro. Mais le secteur bancaire serait sans doute détruit et avec lui l’ensemble de l’économie. »
Commentaire : Trop souvent, j’ai eu l’occasion de mentionner le passage du seuil sociologique d’acceptation des baisses qui provoque un afflux de retraits. Voilà ce qui a commencé en Grèce et qu’il faut arrêter rapidement. Cela dit, cette situation a comme point positif qu’elle rappelle à tous les Peuples qu’ils peuvent infléchir les politiques « politiciennes » et les politiques « bancaires » néfastes par la seule puissance de leurs capitaux. C’est bien eux, c’est bien nous, qui possédons le pouvoir. Souvenez-vous de l’effet « Cantona » Le jour où nous aurons décidé de ne plus donner une procuration générale aux politiciens et aux banquiers, là, nous aurons de nouveau droit à décider de notre avenir et de l’avenir de nos enfants. Et si nous investissions uniquement dans l’économie réelle ? Et si, nous imposions aux gérants financiers de respecter les volumes échangés en Bourse ? Sans cette discipline, ce qui arrive à la Grèce pourrait nous arriver un jour. Les marchés ne sont plus régulés, ils sont sous dépendance tout comme les instances chargées de la régulation et de la supervision. Pour rappel, je vous rappelle la vidéo suivante qui est édifiante : «L'État et les banques, les dessous d'un hold-up historique» par Myret Zaki et Etienne Chouard ¨ http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/videos.php
Dans « Boursorama » du 17 mai 2012
Article intitulé : Sous l'oeil inquiet des investisseurs, l'Espagne paye cher pour emprunter :
« L'Espagne a dû payer jeudi beaucoup plus cher pour emprunter près de 2,5 milliards d'euros, alors que le pays est fragilisé par un climat d'extrême tension dans la zone euro, provoqué par la situation grecque. A nouveau, l'Espagne suscite l'inquiétude des investisseurs, qui doutent de sa capacité à réduire son déficit public alors qu'elle doit venir en aide à ses régions et à son secteur bancaire, fragilisé depuis l'éclatement de la bulle immobilière en 2008. L'Espagne est finalement parvenue jeudi à emprunter près du maximum de la fourchette visée, soit 2,494 milliards d'euros à 3 à 4 ans. Mais elle a dû concéder des taux d'intérêt en forte hausse sur les trois références proposées par rapport aux dernières émissions similaires (de 4,375% à 5,106% contre 2,89% à 4,037%). Cible de la panique boursière, Bankia modérait ses pertes, à -11,30%. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière la nationalisation de cette banque, la quatrième par la capitalisation en Espagne, provoquant son effondrement en Bourse. Dans la matinée, jeudi, son titre s'est écroulé, perdant 27,49% sur fond de rumeurs de retraits massifs de dépôts par ses clients inquiets. Le gouvernement, comme la banque, ont par la suite nié tout retrait massif. Enfin, l'effort du gouvernement pour ramener son déficit global de 8,5% du PIB fin 2011 jusqu'à 5,3% en 2012 est d'autant plus compliqué qu'il doit se déployer dans une économie en berne. Le pays souffre en outre d'un taux de chômage historiquement élevé, à 24,44%. »
Commentaire : Investisseurs ou prédateurs ? Ils asphyxient volontairement le pays. Dans ces conditions, comment faire autre chose que de douter de « sa capacité à réduire son déficit ». Nous tombons dans le summum de la bêtise financière mise au service de quelques prédateurs couverts par les manquements des autorités internationales qui sont soumises aux différents lobbies et dogmatismes de pensées. Si cela continue, que restera-t-il au Peuple comme solution ? Dans cet article, il est écrit que « Bankia perdait en matinée 27,49% ». Pour votre information, à la clôture, le titre était annoncé en perte de 14,08 alors que la variation ISR (tenant compte des volumes échangés) ressortait à -0,10622%. Le volume échangé (nombre de titres) n’a été que de 0,75% du flottant. Voir http://www.agencedecotationisr.com/pages/ibex-35.php Quand va-t-on parler sérieusement des marchés ?
MATIERES PREMIERES
Dans « La Tribune » (source AFP) du 17 mai 2012
Article intitulé : L'Afghanistan va enfin commencer à extraire son pétrole
« L'Afghanistan commencera dans cinq mois à extraire son propre pétrole, une première dans l'histoire d'un pays ravagé par plus de trente ans de guerre, mais dont le sol regorge de ressources naturelles, a annoncé mercredi le ministère des Mines. "La production minimale au début sera de 5.000 barils par jour. Mais cela montera à 45.000 barils par jour", a déclaré Jawad Omar, le porte-parole du ministère. C'est la première extraction de pétrole en Afghanistan, un pays aux sous-sols très riches, mais qui demeure l'un des pays les plus pauvres du monde après plus de 30 ans de guerre. Le gisement afghano-tadjik a une capacité de 87 millions de barils, une quantité relativement modeste au niveau mondial mais très importante pour l'Afghanistan. D'après un rapport de l'Institut américain de sondages géologiques (USGS), l'Afghanistan dispose de ressources minérales évaluées à plus de 1.000 milliards de dollars. »
Commentaire : 30 ans de guerre pour qu’un accord soit trouvé pour que l’Afghanistan puisse exploiter son « or noir ».
REVUE DE PRESSE DU 16 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 15 mai 2012: -0,61% ou -0,0051%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,16.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,16 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
CHINE
Gabriel Grésillon dans « Les Echos » du 16 mai 2012
Article intitulé : Près de la moitié des groupes cotés chinois sont pessimistes
« Sale temps pour les entreprises chinoises. Si l’on en croit Wind Information, une société qui compile des données financières, près de la moitié des groupes cotés en Chine continentale s’attendent à une dégradation de leur résultat au cours du premier trimestre 2012. D’après le « China Daily », qui cite cette enquête, 384 des 845 sociétés ayant présenté leurs perspectives pour les six premiers mois de l’année anticipent une baisse de leurs profits, voire des pertes. La plupart des secteurs d’activité semblent concernés par ce ralentissement, mais ce sont d’abord les promoteurs immobiliers qui souffrent. Ils font les frais de la baisse des prix de la pierre, délibérément orchestrée par Pékin. »
Roger-Pol Droit dans « Les Echos » du 16 mai 2012
Article intitulé : Morts au travail, mais en silence
« 2008, dernière estimation de l’Organisation mondiale du travail, les conditions de travail auraient provoqué plus de 1 million de morts pour les pays d’Asie. Car les statistiques ne sont pas masquées ou manipulées… elles n’existent pratiquement pas : aucune au Cambodge, aux Philippines des chiffres rendus publics seulement tous les quatre ans (118 morts officiels au travail pour plus de 100 millions d’habitants), en Inde pas plus de 1.000 morts comptabilisés, en Chine 80.000 décès annoncés, incluant les accidents de la circulation, etc. Cette opacité est d’autant plus scandaleuse que les conditions de travail – notamment dans le textile, l’électronique, la mécanique, la chimie – sont fréquemment toxiques. Sans protection légale, sans suivi sanitaire, sans recours juridique, femmes et hommes, enfants aussi, meurent pour produire jeans et écrans, parures et jouets. Mais qui en parle ? Nous nous extasions sur les taux de croissance asiatiques, nous profitons des prix, des produits, des opportunités. Nous ne nous soucions pas, ou si peu, de ces monceaux de cadavres et de vies saccagées qu’on pousse en silence dans les Déchetteries de l’histoire. Cette indifférence est d’autant plus cruelle qu’elle est largement partagée par les syndicats européens. Dans chaque pays, on se bat pour maintenir des emplois et des avantages acquis. Pas moyen de s’occuper en plus de cadavres anonymes dans des placards lointains. Et puis les morts ailleurs pèsent toujours moins que ceux d’ici – voilà une autre cause de ce silence. Quelles que soient nos proclamations d’universalité éthique, nous pratiquons constamment le deux poids, deux mesures. Nous admettons toujours, implicitement, qu’il y ait des régions du monde où les morts sont moins importants, les souffrances moins révoltantes, la dignité moins exigeante. Ce« consentement meurtrier », comme l’appelle le philosophe Marc Crépon dans un bel essai récent (2), est certainement la chose du monde la plus répandue – ce qui n’est pas une raison pour renoncer à le combattre. A la mondialisation des techniques, des flux financiers, des marchandises, des communications il est indispensable d’ajouter la mondialisation des droits humains, en commençant par le plus fondamental : le droit à la vie et à la santé. Personne ne doute que le chemin soit long. Mais ce n’est pas en se taisant qu’on le rend plus court. Le silence, comme chacun sait, convient d’abord aux cimetières.(1) »
Commentaire : J’ai choisi d’inclure cet article car je pense qu’il doit nous pousser à prendre un temps de la réflexion sur l’affectation de nos capitaux. Sur ce sujet : http://www.socioecopofi.com/admin/pages/modify.php?page_id=33
ECONOMIE
Dans « Le Monde » du 15 mai 2012
Article intitulé : JPMorgan : l'irresponsabilité aux commandes
« C'était le bon élève des établissements bancaires. JPMorgan Chase, dans le monde de la finance pris dans la tourmente de la faillite de Lehman Brothers en 2008, était la banque que l'on donnait en exemple, celle qui, sous le pilotage avisé de son PDG Jamie Dimon, avait su éviter les écueils et traverser l'ouragan sans encombre. JPMorgan était invincible et Jamie Dimon était son magicien. Le mythe s'est fracassé sur les pertes catastrophiques infligées ces dernières semaines à la banque par une stratégie de couverture hasardeuse. Ces pertes de trading ont coûté à JPMorgan plus de 2 milliards de dollars. Comparée aux actifs de la banque, la somme ne menace pas sa viabilité, mais elle révèle au grand jour une réalité que Jamie Dimon s'employait assidûment à nier : quatre ans après la chute de Lehman Brothers, qui a déclenché la plus grave crise financière mondiale depuis la Grande Dépression, la réglementation visant à protéger les contribuables des risques excessifs pris par les grandes banques reste largement insuffisante. Le Congrès américain, dont les élus dépendent de Wall Street dans des proportions scandaleuses pour le financement de leur campagne, traîne les pieds pour légiférer sur ces exigences. Ce ne sont pourtant pas les avertissements qui ont manqué. La longue liste de faillites spectaculaires est là pour le rappeler : 1995, Baring Banks ; 1998, le fonds Long Term Capital Management ; 2008, Lehman Brothers, AIG, Merrill Lynch... Mais rien ne semble pouvoir freiner l'avidité et le goût du risque de certains banquiers. Mardi, le New York Times révélait que plusieurs responsables de JPMorgan avaient tiré le signal d'alarme, ces dernières années, sur des prises de risque incontrôlées et des mécanismes de trading de plus en plus difficiles à comprendre. Une telle arrogance met en danger non seulement les placements des investisseurs, mais aussi, comme on l'a vu, l'économie mondiale, bien au-delà des frontières des Etats-Unis. Une solution, souvent évoquée, pourrait poser un premier rempart contre ces comportements : l'adoption de la " règle Volcker ", du nom de l'ancien patron de la Fed, qui limiterait la pratique du trading spéculatif au sein des grandes banques. Elle est sans doute imparfaite et demande à être affinée. Mais les responsables de la finance et de l'Etat américains doivent impérativement trouver un moyen de protéger l'économie, et en priorité les contribuables, contre les risques inconsidérés pris par les banques. »
Commentaire : Malheureusement, ce qui est arrivé à JPMorgan peut arriver à toutes les structures de gestion. La complexité et l’inventivité font que rien n’est maîtrisé parce que ce n’est pas maîtrisable. Les organes de régulation et de supervision sont les premiers à le rappeler en permanence. Pendant ce temps là, les produits structurés, les hedge funds etc… qui utilisent comme « assise » des techniques mettant en danger les sous-jacents spolient l’économie réelle et mettent en danger les Etats.
EUROPE
Dans « L’Express Le VIF.be » du 15 mai 2012
Article intitulé : Herman Van Rompuy recadre
« Herman Van Rompuy a d’abord exprimé sa compassion pour les peuples européens malmenés par une crise dont ils ne sont pas responsables. « Je réalise très bien que c’est injuste pour les populations qui ont eu la malchance d’être mal gérées. Elles n’y peuvent rien. »
FRANCE
Marc Landré dans « Le Figaro » du 16 mai 2012
Article intitulé : L’emploi rebondit très légèrement début 2012
« Une petite éclaircie. Selon les données provisoires rendues publiques mardi par l’insee, l’économie s’est remise à créer des emplois au premier trimestre 2012, avec un solde de 10 200 postes supplémentaires. Un exploit, compte tenu d’une croissance quasi atone au quatrième trimestre 2011 (+ 0,1%) : l’emploi réagit généralement avec un trimestre de retard environ. Et une surprise après un semestre de fortes destructions d’emplois (-54 100). Sur les quatre derniers trimestres, le solde est même très légèrement positif, avec 2 900 créations d’emplois enregistrées dans les secteurs marchands (hors agriculture). Seul bémol : le nombre de créations au premier trimestre 2012 reste sept fois moins important que sur les trois premiers mois de 2011, preuve de plus que la crise est bien loin d’être derrière nous. »
F.S dans « Les Echos » du 16 mai 2012
Article intitulé : Le taux de marge des entreprises au plus bas depuis vingt-cinq ans
« Dans le débat récurrent sur le partage de la valeur ajoutée en France, les chiffres publiés par l’Insee viennent balayer certaines idées reçues.« En 2011, la rémunération des salariés des sociétés non financières augmente de 4,4 %, soit un rythme plus soutenu que celui de leur valeur ajoutée (+ 2,8 %) », pointe l’institut statistique. Confronté à des coûts croissants, les entreprises ont subi une compression de leurs marges, tombées à 28,6 % de leur valeur ajoutée en moyenne l’an dernier. C’est 1,5 point de moins qu’en 2010 et le niveau le plus bas depuis 1985. Au dernier trimestre de 2011, le taux de marge était même de 28,1 %. Et il est peu probable que la tendance se soit inversée début 2012.« Avec un maintien des créations d’emplois dans un contexte de stabilité de l’activité, les gains de productivité ont été nuls », indique Michel Martinez, économiste à la Société Générale. La profitabilité des entreprises est au cœur de l’asymétrie entre les économies de l’Allemagne et de la France, estime Patrick Artus dans une étude récente : « Forte et en hausse en Allemagne, faible et en baisse en France. » Pour le chef économiste de Natixis, deux raisons essentielles sont à l’origine de cet écart. La première :« Le niveau de gamme, de diversification des produits qui donne aux entreprises allemandes, et pas aux entreprises françaises, du ’pricing power’. » La deuxième : « La nature des négociations du marché du travail, avec un lien beaucoup plus important en Allemagne qu’en France entre les hausses de salaire et la situation de l’économie, du marché du travail. » Cette faible profitabilité limite les capacités d’investissement des sociétés françaises. Et ce d’autant plus dans un contexte de resserrement des conditions d’octroi du crédit. « La restauration de la profitabilité est le nerf de la guerre, ajoute Jean-Christophe Caffet. Il faut rompre le cercle vicieux dans lequel, faute de moyens pour investir, les entreprises ont du mal à améliorer leurs produits et à innover, ce qui réduit encore un peu plus leur profitabilité et donc leur capacité à investir et à monter en gamme. » Les enjeux de compétitivité prix et hors prix ne sont finalement pas si éloignés.
Commentaire : Il est écrit « Confronté à des coûts croissants, les entreprises ont subi une compression de leurs marges, tombées à 28,6 % de leur valeur ajoutée en moyenne l’an dernier. ». En tant que chef d’entreprise, je suis atterré par les charges de respect des normes (normes qui avec le timing d’un métronome prouvent leur inefficacité), d’audit, de travaux comptables etc…qui nous sont imposées. Souvenez-vous : où était les « normalisateurs » lors de la dernière crise ? Où se cachaient-ils ? Ceux-là mêmes qui décriaient ces normes pour leur inefficacité et leur incohérence reviennent à la charge aujourd’hui. Est-ce plus du à une absence de mémoire ou à une duplicité ? Que nous ayons un service administratif est tout à fait normal, mais qu’on nous impose des charges dans tous les sens pour faire vivre une horde de prestataires extérieurs est délirant. Ce système aboutit à tuer la compétitivité, la concurrence et la productivité des entreprises en faveur des grands groupes qui eux, ne vivent que par la productivité générée par les rachats des « petites entités » et de la compression des coûts (chômage, harcèlement au travail etc…) Cerise sur le gâteau, nous retrouvons ces mêmes grands groupes comme conseils des entités étatiques et comme acteurs des normalisations. Dans trop de cas, les fonctionnaires délèguent leur travail à des sociétés extérieures qui facturent à prix d’or leur service. Cette situation engendre une double charge et une dépendance de l’Etat. Déclaration de Monsieur Jean-Pierre Jouyet, dans Challenges du 4 juin 2009 page 26 : «…..les régulateurs, livrés à eux-mêmes, à leur jargon et à leur technicité, céderont aux pressions de l’industrie. » Exemple de situation aberrante : au titre du dogme des frais prélevés aux clients, il est imposé aux gestionnaires, sous peine d’être attaqués personnellement, de ne pas gérer et de laisser les résultats de leur gestion voguer au gré de l’application de normes comptables obsolètes, sauf à aller dans des zones grises (Bourse non régulée, dark pools, mises en place par les décisions desrégulateurs et les superviseurs étatiques !). Zones grises qui elles, permettent tout au détriment de tous.. Cherchez l’erreur ! Il est impératif de cesser d’empêcher les entreprises de gagner de l’argent. Une entreprise doit gagner de l’argent pour croître et employer du personnel. Une entreprise enfermée dans des dogmes de gains « maximum autorisés » est morte. Le plus bel exemple est le regroupement de professionnels pour faire face aux charges multiples et variées. Cette situation, en plus d’avoir déstructuré un marché économique complet, aboutira à un combat des chefs qui se terminera par l’appauvrissement généralisé d’une filière en faveur de 4 ou 5 acteurs et par la généralisation du SMIC comme salaire de référence pour des contrats de travail précaires.
OR
Muryel Jacque dans « Les Echos » du 16 mai 2012
Article intitulé : L’or ne profite plus des tensions qui secouent les marchés
« L’or n’échappe pas au récent désamour des investisseurs pour les matières premières physiques. Depuis le début du mois, le recul des prix est particulièrement vif, au point que l’once a touché hier en séance son plus bas niveau de l’année, sous 1.550 dollars. C’est une chute de près de 20 % depuis le pic historique atteint par le métal en septembre. La montée des inquiétudes concernant l’Europe freine désormais la demande. Depuis trois ans, et l’éclatement de la crise de la dette souveraine, l’aversion au risque qu’elle avait engendré avait généralement profité à l’or. Ce printemps, toutefois, cette tendance s’est inversée. « C’est certainement le résultat d’une amélioration de la confiance dans le dollar, qui en fait actuellement l’actif de qualité », écrit Jeffrey Currie chez Goldman Sachs. Pour autant, un tel retournement remet-il en question le statut de valeur refuge de l’or ? Pas pour le moment, selon la majorité des professionnels qui, s’ils ont pour certains ajusté à la baisse leurs prévisions pour 2012, promettent encore de beaux jours aux cours du métal. »
REVUE DE PRESSE DU 15 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 14 mai 2012: -2,29% ou -0,0159%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,30.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,30 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
BOURSE
ARTICLE PEDAGOGIQUE
Muriel Motte dans « Les Echos » du 15 mai 2012
Article intitulé : Le refuge obligataire
« Difficile de croire, à la lecture de la cote, que dans la tourmente qui enfle à nouveau, les entreprises peuvent faire figure de valeur refuge. Avec une perte supérieure à 2 % ce lundi pour la plupart des indices européens, la semaine s’annonce encore déprimante pour l’actionnaire fidèle, s’il en reste.
Commentaire : De nouveau un amalgame entre spéculateur et « actionnaire fidèle » (investisseur). Cette perte annoncée de 2% qui sert de référence pour les résultats de la spéculation du jour ressortent à -0,0159% pour les investisseurs. Pourquoi ne pas écrire cela ?
Il a déjà vu disparaître les gains acquis en plusieurs mois, et la plupart du temps les dividendes ne compensent pas, loin s’en faut, ses pertes en capital accumulées ces dernières années.
Commentaire : Il n’a rien vu disparaître du tout puisque les hausses étaient réalisées par les spéculateurs qui ont vendu. Je pense qu’il faut faire attention et ne pas comparer un dividende perçu à une perte de capital qui n’est basée que sur du virtuel comptable. Les dividendes sont le résultat de l’exploitation, les cours sont le résultat de la spéculation et de l’application de règles comptables obsolètes. Il y très rarement cohérence technique et comparative entre les deux…sauf pour certains ratios « étonnants » voire « détonants ».
Pourtant, si l’on exclut le secteur de la finance, les mêmes grands groupes bradés en Bourse sont acclamés sur le marché obligataire. Si leurs actions brûlent les doigts, leur dette est très recherchée.
Commentaire : Enfin ! Une journaliste qui soulève cette incohérence qui met à mal quantité de discours techniques (commerciaux). Comment expliquer que l’on préfère prêter à risque à des entreprises alors que l’on peut acheter ses titres à bas coût. D’un côté (obligation), on a une créance échangée sur un marché dont il vaut mieux ne pas parler de la liquidité (marché de gré à gré), et de l’autre un titre de propriété qui manifestement est acquis à un cours intéressant. Ah les effets de mode en Bourse !
L’éventualité d’une monnaie unique bientôt amputée de son composant grec n’a d’ailleurs pas empêché Caterpillar et Volkswagen d’emprunter il y a quelques jours en euros à des taux historiquement bas. Nerveuse et imprévisible, la Bourse ignore les performances industrielles et financières des entreprises, qui rassurent en revanche les spécialistes du crédit.
Commentaire : La Bourse ne les ignore pas. Elle en est leur reflet que dans l’augmentation des volumes. Le cours de Bourse n’est le reflet de rien…sauf lorsqu’il a comme fondation un fort échange de volume. C’est le volume échangé qui donne la crédibilité de la faisabilité possible du cours. Le cours de Bourse sans référence de volume n’est qu’absurdité.
La crise punit l’actionnaire. Mais elle fait la joie du créancier qui s’engage pour une durée limitée, qui touche un revenu fixe et qui bénéficie en plus d’un contrat protecteur en cas de coup dur. Là où les actions n’ont pas tenu les promesses du début d’année, la dette des entreprises notées dans la catégorie investissement a rapporté 6,5 % depuis janvier, et pratiquement 12 % sur le compartiment du haut rendement, chiffre la Société Générale.
Commentaire : Ce raisonnement est bizarre. Certes, il y aura un revenu fixe (inflation ?) mais ce n’est qu’une créance. Dans le cas, de l’action (titre de propriété), cette situation marque bien que cette dernière est sous-cotée. Pourquoi prêter à une société dont on n’a pas suffisamment confiance que pour acheter ses titres ? En fait, parce que nous sommes dans un raisonnement sociologique de peur. Ce raisonnement financier contradictoire est le plus beau signal d’achat d’action qui existe. D’autant plus qu’en quelques heures, lorsque la peur aura cédé devant la confiance retrouvée, avec le système de cotation actuel, les actions auront retrouvé le chemin de la hausse voire de la forte hausse.
François Vidal dans « Les Echos » du 15 mai 2012
ARTICLE PEDAGOGIQUE
Article intitulé : L'interrupteur des marchés financiers
« Connaissez-vous le Ro-Ro ? Si vous n'opérez pas sur les marchés financiers, c'est loin d'être sûr. Derrière ce sigle se cache en fait le principe qui gouverne les marchés depuis le début de l'année. « Risk on » ou « risk off », les investisseurs sont passés en mode alternatif.
Commentaire : Si les investisseurs étaient passés en mode alternatif, le marché serait animé de forts volumes d’échange. De nouveau, il faut cesser de faire l’amalgame entre investisseurs et spéculateurs. Le cours de Bourse issu de la spéculation ne peut continuer à être commenté comme il l’est. Le cours de Bourse est une information parmi tant d’autres. Il n’est pas un outil pertinent de valorisation sans un retraitement.
Un fonctionnement très vertueux lorsqu'il les conduit à voir la vie en rose, comme on a pu le constater au premier trimestre, quand sous l'effet de l'action résolue de la BCE en faveur des banques, l'ensemble des actifs financiers a rebondi. Le problème, c'est que depuis quelques semaines l'interrupteur a basculé sur « off » et que la dynamique s'est inversée. Du coup, aucun actif ou presque n'échappe à ce mouvement de défiance. Les matières premières, métal jaune en tête, ont ainsi perdu leur statut de valeur refuge, tout comme certaines devises, tel le yen ou le franc suisse.
Laurent Flallo dans « Les Echos » du 14 mai 2012
Article intitulé : L’hiver d’une Bourse normale
« Fallait-il donc une hibernation boursière sans fin pour qu’éclose un « printemps des actionnaires » ? Les investisseurs institutionnels sortent de leur léthargie à l’égard des états-majors d’entreprise au moment où nombre d’entre eux ont rarement détenu si peu de leurs titres. La proportion d’actions dans les portefeuilles des fonds de pension anglais (39 %) est revenue à son niveau du début des années 1960, calcule Citigroup. La banque américaine prononce l’acte de décès de cinq décennies du « culte des actions » en Europe et au Japon. La Bourse a quitté cette « normalité » où elle offrait des gains bien supérieurs aux obligations en même temps que se disloquaient les concepts de diversification des placements et de leur décorrélation. Il ne s’échange plus qu’autour de 3 milliards d’euros chaque jour à la Bourse de Paris, de 40 % à 50 % de moins qu’il y a cinq ans. Le CAC 40, inerte devant de bons résultats trimestriels, réagit d’abord aux écarts de taux d’intérêt entre la France et l’Allemagne. La faiblesse de certaines valorisations n’est plus un argument pour ceux qui y croyaient il y a un an, par exemple chez Total, Vivendi ou Alstom. Ils ont perdu depuis de 15 à 40 % de leur mise alors qu’elles présentent, d’après AlphaValue, un potentiel d’appréciation de 20 à 79 %. L’Union européenne s’est mise au chevet du « credit crunch » en négligeant la menace d’un « capital crunch ». Les entreprises américaines en montrent la voie : elles ont levé l’an dernier 182 milliards de dollars sur les marchés actions pendant qu’elles retournaient à leurs actionnaires 649 milliards en dividendes et rachats de titres et qu’elles investissaient 579 milliards seulement. Une tendance dangereuse à terme. L’une des couvertures du magazine « Business Week » en 1979 prédisait la « mort des actions ». C’était à l’aube de vingt ans de hausse en Bourse alimentée par la déréglementation financière… »
Dans « Blog de Georges Ugeux », PDG de Galilea Advisors, il a été Executive Vice-President International du New York Stock Exchange, du 14 mai 2012
Article intitulé : JP Morgan : il faut éradiquer la culture machiste des produits dérivés
« Il est temps de prendre des mesures draconiennes à l’endroit des responsables des activités en produits dérivés et d’éradiquer une culture machiste et incontrôlable. Cette activité n’a rien à faire en banque. Paul Vocker l’avait demandé. Le Dodd Frank Act contient des dispositions qui font partie de cette Volcker Rule : mais le lobby des banques tant aux Etats Unis qu’en Europe a réussi à faire peur aux autorités de contrôle. La règlementation européenne qui vient d’être publiée n’a pas prévu cette ségrégation indispensable. Les gouvernements européens se sont laissés convaincre qu’une Volcker Rule n’était pas nécessaire en Europe. Michel Barnier n’a pas proposé de telles mesures à la Commission Européenne. Faut-il rappeler que ce sont les banques françaises qui dominent ce marché ? Il y a dans certains milieux de la finance, une culture de l’ego, de la domination machiste qui refuse tout contrôle. Ces génies ont collectivement fait perdre des dizaines de milliards de dollars. Et pourtant, personne n’ose s’attaquer à ce milieu dont les comportements sont répréhensibles. Dans trois scandales, ce sont trois traders français (dont deux Centraliens), Fabrice Tourré (Goldman Sachs), Jérôme Kerviel (Société Générale) et Bruno Iksil (JP Morgan) qui se sont singularisés. Mais derrière cette observation, une question reste ouverte : comment confie-t-on de tels risques a des employés aussi jeunes qu’inexpérimentés ? Comment peut-on les contrôler? La séquence reprise ci-dessus est là pour démontrer que le problème est systémique, quelle que soit la firme, et principalement centré sur la place de Londres. Jamie Dimon a reconnu ce fait et a eu la décence de ne pas virer les acteurs. Le contrôle règlementaire des activités sur produits dérivés est en effet beaucoup plus strict aux Etats-Unis et les firmes de toutes nationalités, bénéficient du climat laxiste de la City pour continuer des activités qu’elles ne pourraient pas exécuter dans leur pays d’origine. De surcroit les structures de contrôle internationales ne sont pas en place. Opérer à Londres lorsque l’on est suisse, français ou américain, ressemble de plus en plus à un jeu de roulette russe. L’enquête lancée par la SEC aux Etats-Unis et la FSA à Londres, a été prompte, mais, comme toujours, arrivera après la bataille. Ce sont des mesures préventives qui arrêteront ce carnage qui n’a que trop duré. Le fait qu’une firme aussi respectée soit au centre de tels risques va remettre en question toutes les tentations lénifiantes des responsables politiques et des régulateurs. »
Commentaire : Tout est dit dans les phrases suivantes « Les gouvernements européens se sont laissés convaincre » « mais le lobby des banques tant aux Etats Unis qu’en Europe a réussi à faire peur aux autorités de contrôle. » Faire peur ???? Effectivement, cela peut faire peur lorsque c’est un Executive Vice-President International du New York Stock Exchange qui parle. Se taire jusqu’à où, jusqu’à quand ?
ECONOMIE
Bruno Trévidic dans « Les Echos » du 14 mai 2012
Article intitulé : L’aviation d’affaires veut croire en sa reprise
Après quatre années de crise, marquées par une chute de près de 50 % des livraisons de jet d’affaires, le secteur reste en effet toujours dans l’attente d’un véritable redécollage. Et si la résignation a laissé place à l’optimisme en ce début d’année, la prudence reste de mise, après les espoirs douchés de 2011 Même optimisme chez Hawker Beechcraft. Bien que placée sous le chapitre 11 de la loi de protection des faillites, la société américaine se dit convaincue de pouvoir en ressortir« plus fort »dès la fin de l’année. « Nous avons enregistré 2 fois plus de commandes au premier trimestre que l’an dernier à la même époque », assure son directeur général, Shawn Vick.Selon Richard Aboulafia, du cabinet d’études Teal Group, même dans l’hypothèse d’une croissance du marché de 6 % en 2012, soit le niveau de l’aviation commerciale, il faudra toutefois attendre au moins jusqu’en 2015 pour retrouver les niveaux de production d’avant la crise. »
Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 14 mai 2012
Article intitulé : L’Europe n’en finit pas de réparer ses erreurs de politique économique
« Du passé faisons table rase. La tentation est naturelle pour un nouveau président de vouloir remettre les compteurs à zéro. Autrefois l’arme privilégiée était la dévaluation de la monnaie. Le franc en a subi pas moins d’une vingtaine au XXE siècle, comme l’avait rappelé Laurent Fabius, ministre des Finances au moment de l’arrivée des billets en euros le 1er janvier 2002. Cette facilité nous est désormais interdite et force est de trouver d’autres voies avec nos partenaires. Le débat européen sur la croissance et l’austérité budgétaire n’a pourtant rien de nouveau. En 2002, Jacques Chirac, qui venait de se faire réélire contre Jean-marie Le Pen, n’avait pas fait lui-même le voyage à Bruxelles. Mais son ministre des Finances, Francis Mer, y avait tenu le même langage. « Il ne faut pas s’attacher à la lettre de cet accord (le pacte de stabilité budgétaire), mais à son esprit », avait plaidé l’ancien patron de la sidérurgie (et créateur d’Arcelor). Le dossier français fut d’autant plus facile à défendre que le mauvais élève de l’Europe était l’Allemagne (elle affichait un déficit de 2,7 % du PIB, contre 1,7 % pour la France). L’italien Romano Prodi, qui présidait la Commission de Bruxelles, avait même qualifié de « stupide » (sic) le « pacte de stabilité et de croissance », et sa règle d’un déficit maximal de 3 %. Il est « stupide » en effet de contraindre les États à améliorer leurs comptes en période de récession, car l’austérité budgétaire ne fait qu’exacerber les difficultés. Hélas, le paysage s’est considérablement assombri par rapport à 2002 et à 2007. Comme le soulignait à nouveau la semaine dernière devant le Bundestag Angela Merkel, la crise de la zone euro a désormais un double visage, d’une part « un endettement catastrophique » et de l’autre « un manque de compétitivité » de l’économie européenne. Ce diagnostic s’applique particulièrement à la France. Lorsque Francis Mer demandait d’assouplir les règles budgétaires, l’économie française restait très compétitive. Elle affichait un excédent commercial confortable et notre industrie avait pleinement bénéficié de la faiblesse de l’euro, tombé à près de 0,80 dollar en 2000. L’Euroland vivait une sorte d’euphorie grâce à la monnaie unique : les Espagnols n’avaient jamais connu des crédits aussi bon marché et tous les Européens voulaient avoir leur résidence secondaire en Espagne. En réalité, trois erreurs de politique économique ont été commises vis-à-vis de l’euro. La « crise internationale la plus grave depuis 1930 », selon l’expression consacrée, n’a été que le révélateur de nos inconséquences, alors qu’on veut en faire un bouc émissaire. La première faute tient au « court-termisme » de la plupart des gouvernements européens. Un haut fonctionnaire de Bercy se souvient encore de sa convocation au Sénat, à l’été 2000, car on le soupçonnait de cacher la « cagnotte fiscale », autrement dit le surplus de rentrées d’impôt lié à la bonne conjoncture. En cette période de cohabitation, on a donc préféré alléger la fiscalité et accroître les dépenses, comme si le déficit avait disparu, alors qu’il dépassait allègrement les 200 milliards de francs ! Deuxième confusion, l’union monétaire a donné un sentiment d’impunité. C’est le syndrome bien connu des assureurs qui parlent « d’aléa moral », pour désigner les comportements irresponsables des assurés. Les marchés ont certes aussi leur part, eux qui ont prêté sans sourciller à l’europe du Sud, comme si l’euro garantissait sa solvabilité. Troisième bévue, les politiques européennes et leurs opinions publiques n’ont pas saisi que la crise des dettes de 2008, privées puis publiques, allait entraîner une cassure de leurs perspectives de croissance. Le drame est que « les décisions politiques recherchent la mobilisation collective… Ce qui est recherché, ce n’est pas la bonne solution, mais l’adhésion. Leur fragilité vient de cet objectif de mobilisation » , rappelle le sociologue Christian Morel. Car il est essentiel de se faire élire. »
Commentaire : Ci-dessus sont reprises les trois erreurs des « inconséquences » de la politique économique révélées par la « crise internationale la plus grave depuis 1930 ». Je pense que la trame des inconséquences politiques peut être transposée aux marchés financiers actuels. La première faute tient au « court-termisme » de la plupart des gouvernements européens. Que dire à ce titre des marchés financiers qui ne jurent plus que par la fictivité des cours de Bourse. Deuxième confusion, « l’union monétaire a donné un sentiment d’impunité ». L’union des Bourses autour de règles comptables que l’on sait fausses et stupides donne un sentiment d’impunité. Et pour cause, cette situation est sous la protection active des organismes de supervision et de régulation. Troisième bévue, « les politiques européennes et leurs opinions publiques n’ont pas saisi que la crise des dettes de 2008, privées puis publiques, allait entraîner une cassure de leurs perspectives de croissance ». De même, les politiques et les opinions publiques n’ont pas saisi que la crise de surchauffe qui arrive, si l’on ne fait rien, entraînera non seulement une cassure dans les perspective de croissance mais aussi une cassure tout court des systèmes. Pour ceux qui qualifiaient à tort la dernière crise de crise boursière, là, ils pourront dire qu’ils en ont connu une réelle. Pour rappel, une crise boursière arrive lorsque les investisseurs veulent tous vendre leurs avoirs pour récupérer la liquidité. Ce faisant, ils s’aperçoivent qu’il n’y a pas de liquidité et que les évaluations de leurs avoirs financiers étaient fausses à tout point de vue. Fausses mais ayant été le support de quantité de frais…frais perçus en « monnaie sonnante et trébuchante » tous les mois, trimestre etc…
EUROPE
Martin Wolf dans « Le Monde » du 15 mai 2012
Article intitulé : Ce que le nouveau président doit dire à l'Allemagne
« Les élections française et grecque montrent que les peuples commencent à en avoir assez de l'austérité. Ce n'est pas surprenant. Pour de nombreux pays, il n'existe aucun moyen plausible de sortir de la dépression, de la déflation et du désespoir. Le resserrement budgétaire n'améliore pas les choses dans les économies en contraction. Aussi l'austérité ne fait-elle qu'engendrer plus d'austérité. Les données les plus inquiétantes sont celles du chômage. La proportion de jeunes actifs de 15 à 25 ans actuellement sans emploi est de 51 % en Grèce et en Espagne, 36 % au Portugal et en Italie, et 30 % en Irlande. Même en France, pourtant en meilleure forme, la situation est mauvaise puisqu'un jeune actif sur cinq y est chômeur. Peut-on croire que les populations s'accommoderont indéfiniment de cet état de fait ? Non. Il est beaucoup plus probable que nous assisterons à une répétition du vote protestataire auquel ont donné lieu les deux dernières élections. »
IMMOBILIER
Dans « La Croix » du 14 mai 2012
Article intitulé : Déchiffrage
« -25% pour les ventes de logement neuf au premier trimestre 2012 par rapport au premier trimestre 2011, d’après la fédération de promoteurs immobiliers. Îles-de-France -21%, -77% à Rouen, - 47% à Bordeaux et - 44% à Toulouse. »
REVUE DE PRESSE DU 12 AU 14 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 11 mai 2012: -0,01% ou -0,0001%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,00.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
BOURSE
Pierre-Yves Dugua dans « Le Figaro » du 12 mai 2012
Article intitulé : Jpmorgan ébranlée par une perte de trading
« La plus grande banque des États-unis a précipitamment révélé jeudi soir une « erreur grossière » de trading qui va lui coûter 2, voire 3 milliards de dollars. Certes, cet accident industriel n’ébranle pas la solidité financière de la banque. Jpmorgan, dotée de fonds propres supérieurs à la norme, devrait même parvenir à dégager des profits au deuxième trimestre, après plus de 5 milliards de dollars de bénéfices de janvier à mars. Seule certitude, le dérapage a eu lieu à Londres, au sein du « Chief Investment Office ». Cette équipe a paradoxalement pour mission officielle de lisser les risques pris par la banque au travers de ses 1 000 milliards de dollars de crédits et d’investissements obligataires. Elle utilise des produits dérivés, des instruments financiers virtuels qui reflètent l’évolution des risques de crédits. Trop optimiste sur la poursuite de la croissance, le pari aurait mal tourné. Jpmorgan Chase a découvert trop tard que sa méthode de couverture « mal conçue, complexe, mal vérifiée, mal exécutée et mal surveillée » se soldait depuis mars par 2 milliards de dollars de pertes. Le chiffre peut encore grimper suivant l’évolution du marché dans les prochaines semaines, même si, pour limiter les dégâts, Jpmorgan Chase a réalisé quelques plus-values sur d’autres positions de marché. Ce type d’erreur n’est pas censé se produire dans cette banque réputée au-dessus du lot, au point qu’elle fut choisie par la Fed en mars 2008 pour racheter Bear Stearns, en faillite, dans l’espoir d’éviter une panique bancaire. L’affaire est d’autant plus troublante que mi-avril le patron de la banque avait qualifié de « tempête dans un verre d’eau » les révélations de plusieurs organes de presse selon lesquelles un trader français, surnommé « la Baleine de Londres », accumulait des positions énormes sur des contrats d’assurance contre le risque de défaut de paiement de titres obligataires. Les analystes se posent des questions sur la crédibilité des systèmes de contrôle en place chez Jpmorgan Chase et dans d’autres grandes banques de dépôts comme Citigroup, Bank of America et dans des institutions spécialistes des opérations de marché comme Goldman Sachs ou Morgan Stanley. »
Commentaire : Dommage que cet article ne fasse pas mention des répercussions sur la cotation des sous-jacents (cotation des titres sur qui ce sont fait les paris) et sur l’économie réelle. En dehors des risques mathématiques, il reste le risque principal. Le risque « moutonnier » élevé à la puissance du nombre « d’adeptes »…et il y en a beaucoup! Des volontaires et des involontaires. Contre ce risque de situation, point de parade, que du bon sens. Cela dit, la notion de « bon sens » ne serait-elle pas devenue antinomique avec celle de « financier » ?
ECONOMIE
Pierre Couture dans « www.lapresse.ca » Canada du 11 mai 2012
Article intitulé : 147 sociétés détiennent 40 % de la richesse mondiale
« Personne ne se doutait que l'économie mondiale était tissée aussi serré. Mais voilà. Tout près de la moitié de l'économie de la planète serait «dirigée» par un petit groupe très sélect d'une centaine de sociétés financières et traditionnelles, tout au plus. Trois professeurs de l'École polytechnique de Zurich (Stefania Vitali, James B. Glattfelder et Stefano Battiston) viennent de publier une étude très éclairante sur la concentration du pouvoir financier au sein de l'économie mondiale. Leur conclusion? Seulement 147 sociétés (banques, assureurs, firmes de placements, fonds d'investissements, fonds de pension, sociétés traditionnelles, etc.) détiennent 40 % de la richesse de l'économie mondiale.
Au sein de ce cercle restreint, une vingtaine de grandes banques ont été identifiées, dont Barclays, JPMorgan, UBS, Merrill Lynch, Deutsche Bank, Morgan Stanley, Bank of America, ING et BNP Baripas notamment. On parle d'un énorme «noeud papillon» où le pouvoir est concentré dans un groupe de joueurs au centre ayant des liens en périphérie. Qui sont-ils? Parmi les cinq sociétés à la tête de ce puissant réseau de financiers, on note la banque britannique Barclays, le fonds américain Capital Group, la firme de gestion américaine Fidelity Investments, l'assureur français AXA et le fonds State Street Corporation de Boston. Au 35e rang, on retrouve la canadienne Sun Life. À partir d'une liste de 37 millions de sociétés enregistrées dans le monde, les chercheurs ont identifié 43 000 multinationales possédant plus d'un million de liens directs et indirects entre elles. Or, en poussant leurs travaux d'analyse un peu plus loin, les chercheurs ont constaté que 1318 multinationales possédaient des participations dans des sociétés produisant 60 % de tous les revenus totaux de la planète. Et de ces 1318 compagnies, un petit noyau de seulement 147 multinationales se trouvait au coeur de ce vaste réseau d'interconnexions planétaires. Ainsi, une société au coeur du noyau est connectée en moyenne à 20 autres sociétés en périphérie qui, à leur tour, possèdent chacune 20 autres connexions. Par exemple, par l'entremise de la participation d'un actionnaire A dans une société B, qui détient des actions dans les sociétés C, D et E, l'actionnaire A se retrouve alors actionnaire dans B, C, D et E à la fois. Résultat : les 147 multinationales se contrôlent entre elles. Alors peut-on parler de libre concurrence ou encore de libre marché entre tout ce petit monde tricoté très serré qui agit selon des intérêts communs? Une société en détresse peut rapidement faire des ravages tel un château de cartes qui s'effondre. Exemple : la faillite de la banque d'affaires Lehman Brothers en 2008. Suivant cette logique, on comprend un peu mieux pourquoi de plus en plus de grands gestionnaires de portefeuilles préfèrent maintenant concentrer leurs avoirs dans un cercle restreint de titres de sociétés. La Caisse de dépôt et placement, qui a perdu 40 milliards $ en 2008 (rendement de - 25 %), vient d'ailleurs de changer de stratégie sur la composition de son portefeuille boursier. La Caisse, qui possède des participations dans plus de 500 sociétés cotées en Bourse, promet de recentrer ses investissements dans moins de titres boursiers. Une centaine, tout au plus. »
Commentaire : A l’aube de la reprise des marchés, il est temps de prendre comme discipline d’investir dans l’économie réelle en respectant le principe de choisir des OPCVM (SICAV, FSP) qui tienne compte des volumes échangés sur le marché. Il est écrit « on comprend un peu mieux pourquoi de plus en plus de grands gestionnaires de portefeuilles préfèrent maintenant concentrer leurs avoirs dans un cercle restreint de titres de sociétés. » C’est de la folie, à nous de nous prémunir des dégâts futurs de cette situation.
EUROPE
Patrice Cardot dans « www.regards-citoyens.com » du 10 mai 2012
Article intitulé : L'agenda des réformes de l'Union européenne est inadapté ! Le débat sur le fédéralisme est urgent ! Il ne s'agit plus de le refuser mais de définir sa forme optimale pour l'Europe !
L’étendue de cet article m’a interdit toute synthèse.
http://www.regards-citoyens.com/article-l-agenda-des-reformes-de-l-union-europeenne-est-inadapte-le-debat-sur-le-federalisme-est-urgent-105089818.html
FRANCE
Dans « 20 minutes » source Challenges du 10 mai 2012
Article intitulé : La retraite dorée
« Six mille euros de retraite, des voyages gratuits, un appartement... Comme tous les anciens présidents, Nicolas Sarkozy va bénéficier d'avantages dus à son ancienne fonction. « D'abord, il percevra une indemnité de 6 000 € brut, accordée à tous les “ex”, quelle que soit la durée de leur séjour à l'Elysée. Ensuite, il pourra siéger au Conseil constitutionnel, en tant qu'ancien président et percevoir, à ce titre, une indemnité de 11 500 € net par mois », explique le site challenges.fr. Pour le moment, Nicolas Sarkozy n'a pas précisé s'il comptait siéger dans cette institution, mais il pourrait aussi choisir de redevenir avocat.
A ces avantages s'en ajoutent d'autres en nature : un appartement de fonction, deux fonctionnaires de la police nationale pour assurer sa protection rapprochée, une voiture de fonction avec deux chauffeurs, sept collaborateurs. L'ancien président pourra également voyager gratuitement, grâce à deux cartes de circulation illimitées, l'une sur Air France, en classe affaires, l'autre à la SNCF en première classe. « Pour l'Etat, la facture de ces nombreux avantages est salée : la charge financière –que personne ne connaît compte tenu de la dispersion des financements– peut être estimée à 1,5 million par an et par ancien président, souligne le député René Dosière dans son livre L'Argent de l'Etat (Seuil)», détaille challenges »
Commentaire : Quelque soit le nom du Président et la couleur politique, c’est du grand n’importe quoi. Cela s’appelle de l’abus de biens d’Etat.
Matthieu Pigasse, directeur générale de la banque Lazard, dans « Le Monde » du 12 mai 2012
Article intitulé : Il faut une nouvelle nuit du 4 août pour en finir avec toutes les rentes
« Il faut casser les murs et renverser la table.” Il est toujours singulier d’entendre un membre de l’establishment en appeler à la révolution. C’est pourtant le message porté par Matthieu Pigasse, directeur général de Lazard France dans son dernier essai dont l’intitulé abrupt, Révolutions, (*) interpelle. “Il est urgent de réinventer un nouveau modèle de croissance en brisant tous les conservatismes et toutes les rentes”, lance l’impétueux actionnaire du groupe Le Monde. Sa cible ? Tous les “bien-pensants” qui partent dans “la course à la vie” avec l’avance de leurs privilèges. Son plaidoyer pour “redonner du sens à la vie” ? L’égalité des chances et des places. Question : la crise laissera-t-elle le temps pour mener cette révolution pacifique ? Ce n’est même pas sûr. L’expert “engagé” ne cache pas son inquiétude : “Le risque d’une nouvelle crise en Europe paraît très important. L’explosion sera peut-être sociale au vu de l’augmentation du chômage, de la précarité et des inégalités.” La seule voie pour l’Europe pour éviter le pire est de faire au plus vite un saut d’intégration. Et le banquier d’affaires de plaider pour une émission obligataire commune aux trésors allemand et français, un des rares messages de confiance à portée de main à court terme. Ensuite le mot révolution doit s’entendre dans sa dimension politique – utopique -, c’est la révolution européenne qu’il faut faire. Enfin il y a la révolution entendue comme l’invention nécessaire de nouvelles valeurs. Disant cela, je ne vise pas une catégorie sociale même si je pense comme Flaubert qu’il faut “vomir le bourgeois”, celui de la bien-pensance, incapable de se remettre en cause et vivant sur ses privilèges ; le conservateur qui, refusant le mouvement, défend toujours l’ordre établi. Ce cadre de pensée, il faut l’exploser. On a besoin de dirigeants à la hauteur des enjeux. Le plus grave est l’absence de gouvernance, plus exactement l’absence de dirigeant à la hauteur des enjeux, ce qu’il faut bien appeler le “G zéro”. Il faudrait écrire un livre sur l’économie pour les nuls. Nos dirigeants en auraient bien besoin. Ils ont été incapables de comprendre la crise et quand ils ont agi, ils l’ont fait trop tard et mal. Il n’y a plus de gains de productivité faute d’innovations et de recherche-développement. Enfin, la consommation est atone du fait de la montée du chômage, du surendettement et des politiques d’austérité. Résultat : les entreprises n’investissent pas. Conséquence : le potentiel de croissance de l’Europe dans les dix ans qui viennent est proche de zéro, entre +0,5 et +0,7 % en rythme annuel. Voilà pour la toile de fond. A quoi s’ajoutent des facteurs conjoncturels depuis 2000 : le surendettement du fait des bas taux d’intérêt – merci à l’euro et à l’intégration monétaire ; le surinvestissement de capitaux venant d’Europe du Nord vers l’Europe du Sud du fait de la suppression du risque de change. La mécanique du trop-plein d’argent pas cher et mal employé s’est inversée et on en paie désormais le prix. Pendant ce temps, le reste du monde, lui, ne connaît pas la crise. Il croît à des rythmes de 8 à 10 %. La dynamique se situe désormais dans ces parties de la planète. L’Europe, communauté de valeurs avec une histoire et une culture communes, doit conduire à une communauté de destin. Et la communauté de destin, cela passe par la solidarité. Personne ne trouve choquant que l’on redistribue le PIB entre Bretons et Alsaciens par exemple au sein de la communauté française ; cela devrait être tout aussi naturel de le faire entre l’Europe du Nord et l’Europe du Sud. La Banque centrale européenne est l’amie des vieux et l’ennemie des jeunes ! De même, pourquoi taxe-t-on deux fois plus en moyenne les revenus du travail que les revenus du capital ? Pour préserver les intérêts des vieux ! Une politique injuste socialement et inefficace économiquement. Il faut rompre avec ce cercle vicieux." »
Commentaire : Vue la situation de Monsieur Pigasse dans le système, ces paroles prennent d’autant plus de valeur. Se taire jusqu’à où, jusqu’à quand ? Merci, Monsieur Pigasse.
MATIERES PREMIERES
Philippe Chalmin dans « La Tribune » du 11 mai 2012
Article intitulé : Matières premières : le vent d’est attise les braises
« « Mais la hausse s’explique aussi par le sous-investissement observé dans les grands projets miniers depuis la fin du XXe siècle. Le temps de l’investissement est évidemment plus long que le temps des marchés ». En 2006, le gaz naturel cotait l’équivalent de 100 dollars le baril aux Etats-Unis, il est à 15 dollars aujourd’hui, un niveau inférieur au seuil de rentabilité de nombreux producteurs de gaz de schiste. La première conséquence de cet effondrement des cours est d’améliorer spectaculairement la compétitivité énergétique des Etats-Unis. Il est probable que l’on assistera dans les prochains mois à un mouvement de délocalisation d’activités industrielles d’Europe vers les Etats-Unis en raison de ce faible coût du gaz naturel. La situation est différente concernant le pétrole. Cette hausse a été due à des facteurs géopolitiques, car la demande mondiale dans les pays de l’OCDE est restée relativement stable (49,3 millions de barils/jours en 2007, 45,8 millions en 2011). La Chine représente 21% de la population mondiale mais seulement 9% des terres arables, concentrées dans le nord du pays, là où les tensions sur les ressources en eau sont les plus fortes. Le XII plan quinquennal a mis l’accent sur le maintien de l’autosuffisance du pays à 96%, ce qui implique de fortes hausses de production d’ici 2015. »
Commentaire : « Remettre l’église au milieu du village », comme aime le dire le Président de l’AMF, voilà ce que réalise Monsieur Chalmin avec le rapport CyclOpe. Que de raisonnements faciles pour justifier les hausses des matières premières battus en brèche par le retour à l’analyse et à la compétence. En première partie, il est écrit « Le temps de l’investissement est évidemment plus long que le temps des marchés ». Nous avons encore ici une preuve de la nuisance des règles comptables absurdes qui en créant de la volatilité et de la richesse virtuelle déstabilisent l’économie réelle. Les capitaux doivent revenir sur l’économie réelle. Pour cela, il faut modifier (ou compléter) le système de cotation boursier.
REVUE DE PRESSE DU 11 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 10 mai 2012: 0,37 ou 0,0030%
L'indice de création comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,18.
* L’indice de création comptable de valeur © calcule le pourcentage de la hausse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la hausse de 99,18 % ! Hausse boursière ou hausse comptable ?
ECONOMIE
Bertrand Mabille dans « Les Echos » du 11 mai 2012
Article intitulé : Les coûts cachés du travail
Si cette campagne électorale a pu apporter quelques nouveautés dans le débat public, il en est une qui a fait surface avec force, c’est la question du coût du travail et de son lien avec la compétitivité de l’industrie française. Il faut se féliciter de l’émergence de cette thématique même si l’on peut regretter que le contexte électoral ait conduit à une polarisation et une « idéologisation » du débat ayant empêché un examen complet de la question. Pourtant, l’état actuel des pratiques en matière de restructuration conduit à une telle inefficacité économique et à un tel surcoût latent du travail en France (« les coûts hors bilan du travail » en quelque sorte) que les entreprises sont systématiquement conduites à contourner les mécanismes réguliers d’une saine gestion des ressources humaines. Tous ces détournements conduisent à une situation paradoxale où les règles de protection des salariés se retournent contre les intérêts qu’elles cherchent à défendre engendrant ainsi des inégalités grandissantes face à l’emploi, un malthusianisme systématique des embauches et, au final, une inefficacité sociale qui vient se cumuler à l’inefficacité économique. Lorsqu’une entreprise est face à une crise ou à une réduction de son activité, son premier enjeu est celui du temps. Elle doit réagir vite pour éviter de se trouver dans une spirale où des surcoûts supportés trop longtemps dégradent sa compétitivité et, partant, ses capacités de regagner des marchés. Le temps devient donc un enjeu crucial et l’objet central du bras de fer qui s’engage entre partenaires sociaux.Vient ensuite la question de l’incertitude juridique. Les tribunaux sont de plus en plus régulièrement saisis dans le cadre des plans de restructuration. Ceux-ci sont amenés à intervenir sur le bon déroulé de la procédure, sur les mesures proposées aux salariés impactés et, depuis peu, sur le bien-fondé du plan. L’entreprise s’expose ainsi à de nouveaux délais, voire à un risque d’annulation pure et simple de son plan. Il en résulte que le temps et la sécurité juridique deviennent des monnaies d’échange et qu’un chef d’entreprise préférera payer plutôt que de prendre le moindre risque ou de souffrir des retards importants. On « achète » ainsi sa sérénité par la mise en place à peu près systématique de plans de « départs volontaires », façon de monnayer une fausse volonté de départ des salariés contre une somme d’argent en général comprise entre un an et demi et deux ans de salaire. Les entreprises sont ainsi conduites à voir partir leurs salariés les plus qualifiés et les plus jeunes (ceux qui ont la capacité de rebondir facilement) au détriment de toute gestion durable des compétences. Ce mécanisme conduit à des surcoûts tellement exorbitants que les chefs d’entreprise n’ont qu’une obsession : comment éviter d’embaucher. Et c’est ainsi que se mettent en place des mécanismes dont les délocalisations ne sont qu’un aspect limité. Le premier de ces mécanismes est un recours massif aux emplois précaires. C’est ainsi que la France est championne de l’intérim, des stages sous-rémunérés et des CDD éternellement reconduits, ce qui représentent plus de 25 % des emplois. Il en résulte une absence à peu près totale de protection pour une part importante des travailleurs français, mais aussi une rotation absurde d’une partie du personnel et ainsi une déqualification de la force de travail de l’entreprise. La deuxième conséquence réside dans le fait que l’obsession des chefs d’entreprise à ne pas embaucher se traduit par une course folle à la productivité et par une restriction des entreprises dans leur capacité de créer des activités nouvelles. La nécessaire montée en gamme nécessite des investissements humains dans la durée et une prise de risque, toutes choses rendues extrêmement difficiles dans ce contexte. »
Commentaire : Un peu de hauteur est toujours appréciable.
EUROPE
Gérard Fonouni, professeur agrégé d’économie et de gestion, dans « Le Monde » du 10 mai 2012
Article intitulé : La relance de l'emploi doit primer sur la loi des marchés Echec avéré de l'austérité
« A l'heure où les risques de faillite économique de la Grèce se précisent chaque jour davantage malgré l'austérité imposée, les pays européens se sont engagés, les uns après les autres, sur les voies de la rigueur. Tous agissent au fond comme si la confiance des marchés financiers en la solvabilité budgétaire des Etats était une sorte d'indicateur suprême, celui sur lequel il convient désormais de fonder toute politique économique. La perspective d'une dégradation de leur note paralyse les dirigeants européens en mal d'audace économique et qui voient en la surenchère des plans de rigueur, associés à une déréglementation sociale, leur seule planche de salut économique. Le contentement immédiat des marchés prime sur toute stratégie de croissance à moyen ou long terme, et la sauvegarde du capital confiance que les agences de notation fondent en tel ou tel Etat membre de la zone euro les pousse à fermer les yeux sur les risques économiques et politiques, non moins réels, d'une restriction budgétaire accompagnée d'une déréglementation du marché du travail. Dans un contexte où une récession chasse l'autre avant même que la croissance ait pu repartir, les enseignements de la crise de 2008 semblent oubliés. Depuis, les traders ont retrouvé leurs bonus, les spéculateurs leur cupidité et les banques leurs profits. Les Etats, quant à eux, se sont terriblement endettés pour sauver une finance à la dérive et une croissance atone. Et voilà que les rescapés d'hier appellent aujourd'hui à l'austérité budgétaire et à la flexibilité du travail, sans même se soucier de la croissance de demain. Leur vision court-termiste précipite les Etats dans une spirale déflationniste dont aucun agent économique ne sortira indemne. Naturellement, la réduction des déficits budgétaires à moyen terme est indispensable. Les Etats ne peuvent conserver indéfiniment des taux d'endettement élevés au point que la charge de la dette se hisse parmi leurs premiers postes de dépenses budgétaires. Mais la réduction des déficits ne peut être mise en oeuvre efficacement que dans un contexte de croissance solide et stable. L'Europe s'est engagée trop tôt dans le pari de l'austérité. Elle fait courir le risque d'étouffer la croissance et d'enliser l'économie dans un chômage de masse. Elle précipite son économie dans ce cercle vicieux où la rigueur appelle la rigueur. Et où la déréglementation sociale accentue la précarité sociale et attise les poussées extrémistes. Or la récession qui gagne l'Espagne et le Royaume-Uni montre que ces postulats ne fonctionnent pas. La précarité ne peut pas garantir une croissance forte. La rigueur est incompatible avec le redémarrage de l'activité économique. Aujourd'hui, l'Europe semble pourtant en suivre aveuglément les préconisations comme si l'offre pouvait, à elle seule, être le seul moteur de la croissance. »
Commentaire : Eh oui ! L’austérité sur la précarité ne fonctionne pas. La confiance des marchés sera présente lorsque ces derniers progresseront sans la volatilité actuelle. En attendant, que de bonnes affaires ! Encore faut-il accepter de ne pas suivre le feuilleton quotidien de la fumisterie des cours Boursier. Mais cela…
Olivier Berruyer dans « Les Crises.com » du 11 mai 2012
Article intitulé : Les dépôts bancaires dans la zone euro
Nous allons nous intéresser aujourd’hui à la situation des dépôts dans les banques de la zone euro. Nous étudierons ici la somme de l’ensemble des dépôts (à vue et à terme) des ménages et des entreprises. Dans un premier temps, pour permettre une comparaison entre pays, nous observerons les évolutions à partir d’une base 100 au 1/1/2007. Un premier groupe de pays a été peu influencé par la Crise :

En revanche, un second groupe a connu des évolutions plus marquées :

On observe une évolution défavorable des dépôts en Irlande et au Luxembourg depuis la fin de 2007.
Les dépôts en Italie stagnent depuis mi-2010 et les dépôts espagnols baissent depuis mi-2011 – ce qui est un très mauvais signe.
Bien évidemment, si les dépôts stagnent alors que l’activité économique n’est pas en forte récession, et bien entendu s’ils baissent, cela signifie qu’une partie de la monnaie quitte le secteur bancaire pour s’investir sur des actifs tangibles (immobilier, etc.) mais surtout qu’une partie importante d’entre eux quitte le pays…
Le meilleur exemple est bien entendu la Grèce : son secteur bancaire a fondu de 30 % en 2 ans !

On observe bien que 75 Md€ ont ainsi quitté les banques grecques – en rupture totale avec l’évolution du reste de la zone euro…
Enfin, pour disposer d’une vision plus synthétique, voici l’évolution des dépôts bancaires par pays depuis le 1/1/2007, en milliards d’euros :

On observe en synthèse que : il y a une nette baisse des dépôts en Espagne et en Grèce, ce derniers pays étant très fortement touché proportionnellement ; une stabilité en Italie ; pas d’impact majeur dans les autres pays de l’EuroZone.
Je vous propose de conclure par un zoom sur la France :

On observe une forte chute lors de la Crise de 2008 ; il a fallu 4 années pour retrouver le niveau de 2007, mais une forte rechute a de nouveau eu lieu ces derniers mois. Toutefois, on ne note aucune “fuite des capitaux”…
Sur du plus long terme :

On note qu’il n’y a pas eu de période de baisse des dépôts dans les 15 dernières années, mais que les mouvements sont plutôt cycliques, avec une impressionnante nette tendance à la hausse continue depuis 2005.
REVUE DE PRESSE DU 10 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 9 mai 2012: -0,20% ou -0,0016%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,20.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,20 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
ALLEMAGNE
Frédéric Lemaître dans « Le Monde » du 9 mai 2012
Article intitulé : L'Allemagne remet en question son modèle
« Sans le reconnaître explicitement, l'Allemagne est peut-être en train de réorienter sa politique économique, quitte à sacrifier une partie de sa compétitivité. Une interview du ministre des finances le laisse penser. Interrogé dans le magazine Focus du 7 mai, Wolfgang Schäuble déclare : " Ce n'est pas un problème que les salaires augmentent actuellement chez nous davantage que dans les autres pays de l'Union européenne. Ces hausses de salaires contribuent à supprimer les déséquilibres à l'intérieur de l'Europe. Mais nous devons faire attention de ne pas exagérer. " Des propos qui interviennent dans un contexte particulier : depuis le 2 mai, le syndicat de la métallurgie, IG Metall, multiplie les grèves tournantes pour obtenir 6,5 % d'augmentation de salaire pour les 3,6 millions de salariés du secteur. Autre signe de l'inflexion de la politique sociale : la décision de la CDU d'introduire un salaire minimum. Alors que la conjoncture européenne reste atone, la relance de la consommation par des hausses de salaires peut permettre de soutenir la croissance. Mais en reconnaissant que les salaires doivent " davantage augmenter " que dans le reste de l'Union européenne, M. Schäuble va plus loin. " Si l'on veut que les pays du Sud redeviennent compétitifs, il faut que les pays du Nord acceptent d'avoir un peu plus d'inflation et que la Banque centrale européenne reconnaisse que l'objectif de 2 % d'inflation n'est qu'une moyenne et ne doit pas s'entendre pays par pays ", analyse l'économiste Jean Pisani-Ferry, de l'institut Bruegel. Le gouvernement allemand ne peut revendiquer une hausse de l'inflation. Mais tout se passe comme si, à quelques jours du G8 de Camp David, il entendait les critiques formulées récemment par des économistes américains comme Josef Stiglitz. " Quelles que soient leurs raisons, les pays excédentaires imposent des coûts aux autres et la persistance de ces surplus a des conséquences qui ne sont pas soutenables ", avait déclaré le 13 avril le Prix Nobel d'économie à quelques mètres de la porte de Brandebourg. »
Commentaire : Serait-ce la fin de l’austérité sur la pauvreté ? Que de dégâts causés par des décisions politiques incohérentes et inexplicables…sauf à penser qu’elles venaient de certains lobbies de « pensée » ou de « réflexion ».
BANQUE
Catherine Lubochinsky, professeur à l’université de Panthéon Assas dans « Les Echos » du 10 mai 2012
Article intitulé : Le casse-tête de la régulation bancaire
« Comme toute réforme financière et bancaire au lendemain d'une crise, la réforme relative aux ratios de fonds propres des banques, Bâle III, décidée lors des sommets du G20 de 2010, cherche à renforcer la solidité des banques afin qu'une crise telle que celle de 2007-2008, ne se reproduise plus. Mais, comme chacun sait, l'enfer est pavé de bonnes intentions... Premier problème : la complexité effarante du calcul des risques pondérés servant de calcul au montant des fonds propres requis. Dans un discours de janvier 2011, A. Haldane (Banque d'Angleterre) rappelle qu'avec Bâle I calculer le montant réglementaire des fonds propres nécessitait un peu plus d'une demi-douzaine de calculs - transparents et fiables -mais qu'avec Bâle II, en cherchant à améliorer la prise en compte des risques, les « poches » de risques sont passées de 7 à plus de 200.000 ! Et donc, le nombre de calculs pour évaluer les fonds propres réglementaires est passé à plus de 200 millions ! Extrapoler ce type de chiffrage pour Bâle III donnerait sans doute un résultat décoiffant... Certes, la capacité de calcul des ordinateurs est à la hauteur mais le risque d'erreur de modèle, les coûts de mise en oeuvre, le coût (au sens large) de surveillance, etc., engendrés par une telle complexité en réduisent certainement l'efficacité, augmentent l'opacité et, surtout, incitent les banques à des arbitrages réglementaires qui peuvent poser problème : il ne faut pas oublier qu'en Europe plus de 75 % de l'économie sont financés par les banques, mais cette proportion n'est que de 25 % aux Etats-Unis. Le risque majeur concerne le financement des PME et ETI, dont le crédit bancaire est la principale source de financement et la capacité à lever des capitaux propres leur principal problème. En France, l'enjeu économique est fondamental car ces entreprises représentent deux tiers de l'emploi et 50 % de la valeur ajoutée. Avec Bâle III, les banques pourraient être incitées à délaisser les activités, comme le capital investissement. Les PME et les ETI, particulièrement celles à forte croissance, sont les plus exposées à ce risque du fait des besoins en capitaux que requiert leur développement. Enfin, les ratios de liquidités introduits dans Bâle III, certes nécessaires, ont une construction telle que les banques seront incitées à privilégier les prêts à court terme, au détriment du financement des investissements. La création d'une banque dédiée au financement des PME ne suffira pas à pallier le manque de ressources longues. Le développement de fonds communs de placement à long terme vers les PME devrait pouvoir constituer un complément tout en s'inscrivant dans le cadre du système bancaire parallèle pour lequel une régulation européenne devrait émerger fin 2012. »
Commentaire : Bâle I à Bâle III, « De l’art de complexifier les choses pour les détourner. »
BOURSE
LC, entretien avec Augustin Landier, professeur à l’Ecole d’économie de Toulouse, membre du Conseil d’analyse économique, dans « L’Agefi » du 9 mai 2012
Article intitulé : Les hedge funds manipulent-ils le prix des actions?
« Vos recherches concluent qu’aux Etats Unis des hedge funds manipulent les cours boursiers. Est-ce une pratique courante ? On prête aux hedge funds la vertu d’apporter de la liquidité au marché et de conduire le cours des actions vers leur niveau fondamental : l’existence d’arbitrageurs qui détectent et saisissent les opportunités participe à l’efficience des marchés. Mais les observations que nous avons effectuées confirment que certains hedge funds manipulent les cours des actions en fin de mois et qu’ils sont nombreux à se livrer à ces manipulations. Il s’agit pour eux d’améliorer artificiellement la performance de leur portefeuille lorsque c’est utile. Ces hedge funds passent en fin de mois des ordres d’achat sur des actifs qu’ils détiennent déjà en portefeuille, et cela dans les toutes dernières minutes avant la clôture des cotations afin de faire monter le cours de fin de mois et donc de doper leur rendement du mois. Un petit choc de prix se produit de façon temporaire. Le prix retombe dès le lendemain, et au bout du compte, les hedge funds qui pratiquent cette « gonflette » de leur portefeuille obèrent leur performance du mois suivant. A terme, ils finissent donc par prendre leur perte, augmentée du coût des transactions de manipulation de cours. Mais cela leur permet de camoufler un rendement trop négatif ou de gagner en visibilité en affichant une performance qui les place en tête de classement. Elles ont un coût social, car le cours de fin de mois d’une action est un prix de référence utilisé par beaucoup d’acteurs pour le calcul de la performance des OPCVM, du bêta et donc du coût du capital, pour le reporting des entreprises sur leurs performances etc…Si l’on agrège tous les impacts de ces manipulations de cours, l’effet est sans doute substantiel sur l’économie. Mais il est peu visible car le coût de ces manipulations est réparti sur un nombre important d’acteurs. Pourquoi l’Europe se protège-t-elle moins contre les manipulations de cours boursiers ? Il y a une tolérance étonnante pour l’opacité du monde des affaires, et le mot transparence est culturellement associé au totalitarisme. Pour les américains c’est exactement l’inverse : l’information publique est garante de la liberté. »
Commentaire : Enfin ! On y vient au délire de certains ratios. Et les dark pools ? Quand va-t-on parler des failles informationnelles des dark pools ? Il est étonnant de voir qu’il n’y a toujours pas de distinction et d’alerte concernant les « performances » affichées par les fonds qui travaillent leur gestion via des dark pools.
Pour rappel : Irène Inchauspé dans « Challenges » du 9 juin 2011 « S’il est un domaine où la surveillance n’est pas exigeante, c’est bien celui des dark pools, ces marchés où se traitent en toute discrétion de gros blocs d’actions. Avant, un professionnel ou un particulier, qui souhaitait acheter ou vendre un titre du CAC 40 n’avait d’autre choix que de transiter par la Bourse de Paris, incarnée par l’opérateur Euronext. Le scénario s’est ensuite emballé. Des plates-formes électroniques se sont multipliées : Chi-X, Turquoise, BATS… Toutes proposent un service de dark pools, un système algorithmique permettant aux investisseurs institutionnels d’échanger de gros blocs de titres. Les chiffres n’étant pas homogènes, il n’est pas possible de les additionner, et les émetteurs ne savent donc plus ce qui se passe sur leurs titres. « Les régulateurs ont laissé proliférer ces nouvelles plates-formes sans se préoccuper de l’identité des intervenants, de leurs transactions sur le marché réglementé », accuse Frédéric Bonnevay. Voilà pour ces Bourses grises, contrôlées le plus souvent par des banques ; Crédit Suisse, Goldamn Sachs, BNP Paribas, Société Générale. « Une poignée de grandes institutions financières tirent profit de cette opacité et de cette fragmentation croissante », juge Jean-Pierre Jouyet, président de l’AMF. « Aujourd’hui, 95% des obligations s’échangent de gré à gré. Il pourrait se produire la même chose sur le marché des actions, où les volumes déclarés de gré à gré sont passés de 20 à 40% en trois ans », prévient Roland Bellegarde. »
LOBBY
Martine Perez dans « Le Figaro » du 9 mai 2012
Article intitulé : Cécité: un traitement moins cher tout aussi efficace
« Une étude anglaise confirme que le Lucentis et l'Avastin offrent les mêmes bénéfices pour traiter la dégénérescence maculaire liée à l'âge. Or le premier, seul autorisé, coûte 1100 euros, contre 30 euros pour le second. Cette affaire est un cas d'école. Elle est emblématique d'un combat à mener pour réduire les dépenses de santé dans les pays occidentaux, sans diminuer la qualité des soins. Deux médicaments sont utilisés actuellement contre la dégénérescence maculaire liée à l'âge, une maladie qui frappe à des degrés divers un million de personnes dans notre pays et les menace de cécité. Le premier, le Lucentis, injecté tous les mois dans l'œil au prix d'environ 1100 € la dose, est autorisé par l'Agence du médicament. Le second l'Avastin, copie quasiment conforme du premier et utilisé de la même manière, coûte environ 30 € par injection, mais n'a pas lui reçu d'autorisation. Aujourd'hui, du fait de l'augmentation de l'espérance de vie et du nombre de personnes concernées, le Lucentis représente le septième poste en termes de coût pour l'Assurance-maladie. Sous la pression économique, les autorités sanitaires britanniques ont lancé, il y a quatre ans, un essai comparant le Lucentis à l'Avastin, chez 610 patients souffrant de DMLA. Les résultats, présentés dimanche 6 mai lors d'un congrès en Floride, confirment la similitude totale des deux molécules tant en ce qui concerne l'efficacité que les effets secondaires. C'est aujourd'hui aux autorités sanitaires de prendre la décision d'autoriser l'Avastin afin que tous les patients ayant besoin de ce médicament puissent être soignés, sans pour autant faire exploser les dépenses de santé. L'information circule et, très rapidement, l'Avastin est utilisé de manière sauvage aux États-Unis pour des malades en train de perdre la vue. Des dizaines d'études pilotes confirment l'intérêt du produit dans la DMLA. Seulement, voilà, le seul médicament autorisé officiellement en France, en Europe, et aux États-Unis est le Lucentis. Et les laboratoires Roche n'ont jamais eu l'intention de demander un agrément pour l'Avastin en injection ophtalmologique, en particulier du fait des liens actionnariaux avec Novartis. La balle est donc dans le camp des autorités sanitaires qui, même si elles vont mécontenter les firmes pharmaceutiques, doivent prendre les décisions qui s'imposent face à tant d'évidence. »
REFLEXION SUR LE COURS DE BOURSE
Préambule
Le milieu des années 80 a vu une modification (révolution) du marché financier très importante. Avant cette révolution, les personnes (boursicoteurs) achetaient ou vendaient un nombre (volume) de titres. Depuis la révolution et l’avènement des OPCVM (SICAV et FCP), l’importance du prix pour un volume s’est vue reléguée aux oubliettes.
Extrait de l’article : http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/economie/raisonner-en-flux-comptables-ou-dynamqiue-financiere.php
Avant la révolution financière de 84/85, les variations des cours de bourse étaient limitées et par extension leur volatilité. Voir graphique ci-dessous et notamment la courbe jaune du CAC 40 et la courbe rouge de l’inflation.

Après 84/85, les cours de bourse, dans leur réalité, sont libres et très volatils. A la volatilité due à la liberté des achats/ventes se rajoute celle du système de cotation pour les OPCVM (SICAV, FCP etc….) Ex : La plus forte hausse (cours de fermeture) du vendredi 29 octobre est Technip pour 1,86% de hausse annoncé. Dans la réalité, seuls 0,49% des titres ont été échangés à des cours différents dans la journée (soit 535 790 titres) et c’est la transaction de 103 957 titres en fin de journée soit 0,09% des 109 343 295 de titres côtés qui peut faire croire à tous les actionnaires qu’ils bénéficient de cette hausse de 1,86%. En clair, c’est comme si les 65 000 000 de Français jouaient au Loto et que parce qu’il y en a eu 0,09% qui gagnent, soit 58 500 Français, que l’on dise à tous les Français qu’ils ont gagné eux aussi. Comme vous pouvez le constater, le fait que l’on applique le résultat d’un échange de quelques titres à tous les titres, a pour conséquence un effet inflationniste (en cas de hausse) et déflationniste (en cas de baisse) avec son corollaire en terme de consommation. Les failles de ce système de cotation sont effacées par la mention juridique « Les performances du passé ne présagent pas du futur ». En clair, dans le monde boursier, c’est bien parce que 65000 Français ont gagné hier au Loto que l’on peut dire aux 64 935 000 autres qu’ils ont eux-aussi gagné.
Ces performances irréalisables mais validées comptablement et juridiquement, servent de base aux comparatifs, aux publicités etc… avec pour conséquence :
- Sociologique : ces valeurs sans fondement génèrent, suivant les cas, défiance, crainte, peur, panique, confiance, euphorie avec les problèmes de la liquidité qui vont avec.
- Economique : manque de consommation (en phase de crainte, peur, panique), consommation excessive (en phase d’euphorie avec le crédit) générant suivant les cas déflation ou inflation.
- Politique : Etude de prospective faussée, analyse erronée, décision à mauvais escient, défiance des peuples (voire vote extrême), manifestations, etc..
- Financière : Une estimation faussée de votre patrimoine par votre banquier lors d’opération d’endettement ; une base de référence fiscale identique pour tous les porteurs de parts contribuables. Etc…Raisonnement d’autant plus fallacieux que l’on sait que le cours n’aurait pu être que plus faible pour les autres transactions puisqu’il n’y avait plus d’acheteurs et que les cours n’ont été validés que pour un très faible échange.
Ces évidences, qui nous ont été rappelées lors de la dernière crise, nous ont montré combien une cotation ne tenant pas compte des volumes est dangereuse tant par les performances ou les sous-performances qu’elles fabriquent, que par le problème de liquidité qu’elle engendre. De ce fait, il apparaît illusoire d’évoquer la stabilisation du système financier sans évoquer son système de valeur et sa liquidité. http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/finance/et-si-levaluation-des-sicav-et-fcp-etait-fausse.php http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/finance/comparatif-de-performances.php
REFLEXION
1) Et si les « limitations » faites en terme de commissions et de taux de rotation étaient contre-productives voire fallacieuses ?
Dans de plus en plus de cas, la mode de la transparence fait que les professionnels sont astreints à dire et à faire n’importe quoi. En limitant le nombre d’opérations pour éviter des commissions « suspectes », et pour ne pas être attaqués sur leur réputation et leur portefeuille comme le menace l’AMF, au lieu de gérer les volumes échangés sur les marchés, ils laissent la valorisation de leur fonds varier au gré des résultats positifs ou négatifs réalisés par une minorité de titres échangés, s’imposer à eux. Attention, tout comme un miroir peut inverser la réalité, la situation actuelle aussi. Dans la réalité, les gérants affectent tant bien mal les capitaux qui leurs sont confiés en gestion en devant occulter que les performances de leur fonds ne sont qu’illusion au vu du décalage entre les volumes importants qu’ils ont en gestion, et la faiblesse des volumes échangés sur les marchés. Dans cette situation ubuesque, certains, pour prouver leur professionnalisme, sont relégués à trouver des arguments et des histoires pour expliquer les mouvements et les performances de leurs portefeuilles.
99% des performances affichées par les fonds sont dues à des règles comptables inadéquates mais génératrices de la volatilité impérative aux produits favorisant l’économie virtuelle.
Exemple de volatilité fabriquée par la comptabilité :
Le 7 mai le titre BNP prend 4,21%. Si l’on tient compte de la faiblesse des volumes, il ne prend que 0,0344
Le 8 mai, il perd 3,79%. Comment peut-on imaginer qu’il y ait une raison objective à un tel mouvement en quelques heures ? Si l’on tient compte de la faiblesse des volumes, il ne perd que 0,03
Synthèse : Volatilité fabriquée par la comptabilité (sur laquelle certains ont fait des paris) est de +4,21 à – 0,03 soit 8.
Dans certains cas, l’application de ces règles comptables est à la base d’un abus de confiance et d’une escroquerie des porteurs de parts. Situation juridique sous le sceau du commissaire aux comptes et sous l’aval de l’AMF qui, à sa façon, certifie ces valorisations délictueuses. Voir courrier AMF joint.
Pour rappel, un portefeuille qui tourne (achat/vente) est un portefeuille géré. Le gérant gère les hausses et les baisses spéculatives du jour. Ne pas les gérer expose le portefeuille à des risques de rentabilité, de liquidité et de sécurité. Un portefeuille qui ne « tourne » pas n’est pas un portefeuille géré, c’est un portefeuille « affecté ». Affectations soumises aux aléas des croyances du gérant, des mouvements moutonniers ou des dogmatismes du moment.
Serions-nous devenus de bonimenteurs agréés par l’AMF et « certifiés » par les Commissaires aux comptes ?
La réalité est que des gérants intelligents doivent continuer à vendre leur gestion en occultant que les résultats de cette dernière sont obtenus hors volumes. A fortiori, les raisonnements et ratios calculés sur ces résultats n’ont pour seule crédibilité que la décrédibilisation qui les frappera tôt ou tard. Décrédibilisation due au néant intellectuel de la fiction comptable garante à terme de sombrer dans les méandres du juridique. Quelles que soient les techniques de gestion elles ne sont opérationnelles que si elles sont traduites dans le respect des volumes échangés. Sans cela, elles ne sont que le reflet de la virtualité des normes comptables.
Au titre de l’égalité des porteurs de parts, des mêmes lignes d’investissement peuvent-elles continuer à être valorisées de la même façon pour tous les OPCVM en occultant les volumes détenus par ce dernier ?
C’est parce que je trouve aberrant que dans l’évaluation des OPCM l’on valorise au même cours des quantités de titres incohérentes avec les volumes échangés sur le marché que je propose une pondération des valorisations par les volumes selon la règle suivante : pondération de 25% des valorisations issues des volumes supérieurs à ce qui est échangé hebdomadairement, pondération de 50% des valorisations issues des volumes supérieurs à ce qui est échangé mensuellement, pondération de 75% des valorisations issues des volumes supérieurs à ce qui est échangé mensuellement et au-delà pondération de 75%.
2) Et si les « limitations » faites en terme de commissions et de taux de rotation étaient une atteinte à la libéralisation des marchés ?
Cette question mérite d’être posée car en limitant les ressources des sociétés de gestion et en augmentant de plus en plus les charges fixes, on risque petit à petit d’en limiter le nombre et d’arriver à la situation bancaire du « too big to fail ». Cela dit, c’est peut-être cela l’objectif ? Comment expliquer un nombre aussi important de réglementations illogiques qui portent atteintes aux intérêts des porteurs de parts ?
3) Ou faut-il investir ?
A l’heure où nous allons investir dans les pays émergents, qui sont « biens côtés » et que eux investissent chez nous qui sommes « sous côtés », pourquoi ne pas faire comme les pays émergents et investir chez nous ?
Pourquoi ne pas investir dans nos économies, nos enfants et le maintien d’une certaine qualité de vie ?
Le pouvoir n’est plus auprès des banques, il est entre nos mains. A nous de choisir notre Avenir.
Investissez en Europe et dans l’économie réelle.
REVUE DE PRESSE DU 8 ET 9 MAI 2012
VARIATION DU CAC 40 du 7 mai 2012: 1,65% ou 0,0117%
L'indice de création comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,15.
* L’indice de création comptable de valeur © calcule le pourcentage de la hausse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la hausse de 99,15 % ! Hausse boursière ou hausse comptable ?
VARIATION DU CAC 40 du 8 mai 2012 : -2,78% ou -0,0206%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,25.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,25 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
BANQUE
Anne Drif et Renaud Honoré dans « Les Echos » du 9 mai 2012
Article intitulé : Les banques sommées de révéler ce qu’elles ont fait des aides de la BCE
« Qu’ont fait les banques des 1.000 milliards d’euros de prêts exceptionnels de la Banque centrale européenne (BCE) ? La question devient brûlante pour le monde politique, alors que le financement de l’économie recule. Les nouveaux crédits aux entreprises en Europe ont diminué de près de 14 milliards entre janvier et mars, à 679 milliards, et le stock de prêts de 5 % en mars. Même constat pour les prêts aux ménages. Le niveau des crédits nouveaux a baissé de 5 milliards sur la même période, à 236,5 milliards, un plus bas sur un an, tandis que la progression des encours a diminué de moitié, de + 1,3 % en janvier à + 0,6 % en mars. Or, dans le même temps, les dépôts des établissements de crédit à la BCE ont quasiment doublé, de 413 à 801 milliards, entre le 1er janvier et dimanche dernier. Premier à évoquer publiquement le sujet, Michel Barnier a récemment alerté Mario Draghi, le président de la BCE, et a mis la pression sur Andrea Enria, le dirigeant de l’Autorité bancaire européenne (EBA). « Je m’interroge sur ce que sont devenus ces 1.000 milliards. Il ne s’agit pas de pointer qui que ce soit, mais de savoir si cet argent est réellement allé dans l’économie », a expliqué lundi le commissaire européen au Marché intérieur. »
BOURSE
Gilles Coville dans « Les Echos » du 9 mai 2012
Article intitulé : Chacun son tour
« Les faits ne cessent de déranger les pronostics. A en croire les tenants de la « veillée d’armes » qu’auraient préparée les « hedge funds », l’issue de la présidentielle devait mettre la France à genoux dès le lendemain. Même accentuée par le chaos parlementaire en Grèce, la nouvelle phase d’incertitude en zone euro n’a pas surmobilisé les investisseurs. Les taux d’intérêt et la parité euro-dollar n’ont rien exprimé de significatif. Les indices boursiers seraient plus explicites si la faiblesse des volumes pour cause de 8 mai n’en limitait la portée. Que le S&P 500, qui avait 12 points d’avance sur le CAC 40 à fin avril, ait reculé autant que ce dernier en cinq séances en dit peut-être davantage sur l’humeur réelle des marchés. Cela conforte ceux qui s’attendent à ce que soit corrigée la divergence des performances de part et d’autre de l’Atlantique. Les analystes de Primeview considèrent ainsi qu’aux Etats-Unis la macro-économie est au bout des bonnes nouvelles qu’elle peut délivrer et que les valorisations des sociétés y sont donc fragiles. A l’inverse de l’Europe où les anticipations sont si noires qu’elles occultent quelques signaux positifs, par exemple les bénéfices des sociétés qui restent attendus en hausse cette année. »
Marie Visot dans « Le Figaro » du 8 mai 2012
Article intitulé : Les marchés financiers laissent un répit au nouveau président
« Pour l’heure, les marchés - qui, il est vrai, avaient largement anticipé son élection - lui ont donné un sérieux répit. À Paris, l’indice CAC 40 a terminé dans le vert, à 1,65 %, bien loin des 21 % de chute enregistrés le 11 mai 1981, au lendemain de l’élection de François Mitterrand. Quant aux taux à dix ans français, ils ont touché un plus bas depuis trois mois hier. Un calme d’autant plus surprenant que les nouvelles politiques venues de Grèce, où les élections législatives ont balayé les partis pro-austérité, n’étaient pourtant pas de nature à rassurer les investisseurs. »
Commentaire : Quand va-t-on arrêter d’écrire de tels propos. Le marché n’existe pas en lui-même. Il n’est que le reflet de quelques mouvements de spéculations élevés à la puissance de la stupidité des règles comptables.
Dans « Boursorama » du 7 mai 2012 (fin de journée)
Article intitulé : Les marchés clôturent en nette hausse au lendemain de la victoire de Hollande :
« Au lendemain de la victoire de François Hollande à la présidentielle française, les marchés ont clôturé en nette hausse, soutenus par le retour de la thématique de la relance économique, qui a fait passer au second plan la poussée des partis extrémistes en Grèce. Paris a clôturé sur un gain de 1,65%, Milan de 2,56%, Madrid de 2,72%. Francfort a grignoté 0,12%. La place de Londres était fermée pour la journée. Pour Alain Gaudry, analyste chez Deutsche Bank, "les inquiétudes pour l'Europe sont toujours là, mais elles se portent sur la Grèce et non pas sur l'arrivée des socialistes au pouvoir" en France, largement anticipée. Pour preuve, le taux d'emprunt de la France sur le marché obligataire, là où s'échangent les titres de dette déjà émis, reculait à 2,776% contre 2,818% vendredi. "M. Hollande ne devrait pas remettre en cause le traité européen sur la stabilité financière, mais plutôt y adjoindre un volet sur la croissance. Sur ce point, il n'est plus seul à souhaiter cela en Europe, ce qui a tendance à rassurer les investisseurs", explique Philippe Waechter, directeur de la recherche économique chez Natixis AM. »
Commentaire : Un autre scénario pour la même journée boursière du 7 mai. Pour l’un, « Les marchés financiers laissent un répit au nouveau président » pour l’autre « Les marchés clôturent en nette hausse au lendemain de la victoire de Hollande ». Dans la réalité, quelques spéculateurs ont agi en fonction de leur instinct du moment. Pour rappel, le seul critère déterminant dans l’orientation boursière est le cycle sociologique fondamentalement haussier ou le cycle sociologique fondamentalement baissier. Seul le cycle sociologique permet de dégager un « certain » volume et une certaine tendance.
ECONOMIE
Hélène Rey dans « Les Echos » du 9 mai 2012
Article intitulé : Sortir du triangle infernal européen
« La crise de la zone euro s’impose comme la grande priorité des gouvernements européens, récemment élus ou non. Il est important d’analyser ses origines pour mieux pouvoir la traiter. Cette crise est hétérogène. Contrairement à ce qu’une partie de l’opinion publique, particulièrement en Allemagne, a été amenée à croire, ce ne sont pas des Etats impécunieux qui en sont la cause principale (sauf en Grèce, où l’Etat a failli dans sa tâche de collecter les impôts et où l’économie a vécu à crédit pendant de nombreuses années). ll est utile de rappeler, par exemple, qu’en 2007 l’endettement public de l’Espagne (36 % du PIB) était très inférieur à celui de l’Allemagne (65 %). La crise espagnole tout comme la crise irlandaise ont été causées en grande partie par des bulles dans le secteur immobilier et par l’emballement du crédit. On a assisté dans les années précédant la crise à une distorsion des prix entre le secteur marchand et le secteur non marchand qui s’est traduite par une perte de compétitivité des industries exportatrices. En conséquence de quoi, une réallocation massive des ressources productives vers la construction immobilière s’est produite, tant en Espagne qu’au Portugal. Lorsque la bulle immobilière a éclaté, le secteur bancaire a plongé dans une crise profonde. Les gouvernements doivent alors intervenir pour sauver le système bancaire. La socialisation des risques présents dans les bilans des banques met les Etats en faillite ; c’est la triste histoire de la crise irlandaise. L’Espagne, l’Irlande, le Portugal, la Grèce ont reçu des flux financiers massifs venant des pays du cœur de la zone euro, et en particulier du système bancaire allemand et français. En 2007, le montant des avoirs nets des banques allemandes en Espagne dépassait 50 % du PIB espagnol. En Irlande, ce montant était supérieur à 250 % du PIB ! Comment le crédit a-t-il pu s’emballer dans de telles proportions ? Les risques de ces flux transfrontaliers, souvent stigmatisés dans le contexte d’économies émergentes où leur impact sur l’emballement du crédit est bien compris, ont été sous-estimés dans un environnement où l’intégration financière a été considérée comme un succès de l’intégration économique européenne. Dans une union monétaire, ils sont pourtant potentiellement encore plus problématiques s’ils servent à attiser des bulles immobilières, car le taux de change ne peut pas aider à restaurer la compétitivité des pays concernés. L’ajustement doit donc se faire en partie par une baisse des prix de la périphérie par rapport à ceux de l’Allemagne. Or, ce processus est long et douloureux ; il s’accompagne généralement d’une baisse d’activité et d’une montée du chômage. Une grande partie de la zone euro est donc à présent enfermée dans un triangle infernal : faible croissance, dette souveraine trop élevée et système bancaire fragile. Si les banques ont un problème, les Etats sont trop faibles pour les soutenir. Si les Etats ont un problème, les banques plongent. Conclusion : il faut faire décroître la dépendance entre Etats et banques. L’introduction au niveau européen d’un actif sûr que les banques détiendraient (il y a plusieurs propositions intéressantes pour créer des eurobonds ou des euros T-bills à court terme) permettrait d’aller dans cette direction, tout comme l’instauration d’un système de garanties des dépôts au niveau européen. »
Commentaire : L’Allemagne vertueuse d’aujourd’hui contre l’Allemagne dispendieuse d’hier. Qui sont les perdants ? Les Peuples. Qui relève les banques ? Les Peuples… Dans un article écrit en 2003, j’écrivais « Dans le système économique actuel, l’immobilier est une bombe à retardement. Comme toutes les bombes, on se doit de la désamorcer à temps. » http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/economie/la-place-de-limmobilier-dans-leconomie-future.php
FRANCE
Wilfried Pinson dans « La Tribune » du 8 mai 2012
Article intitulé : Faute de subventions, l'inventeur du trottoir électrique quitte Toulouse pour New York
« Le président de Viha Concept, Laurent Villerouge, ne décolère pas. Faute de financement il a dû se résoudre à vendre son brevet de trottoir électrique, développé avec l’Ecole nationale supérieure d'électrotechnique, d'électronique, d'informatique, d'hydraulique et des télécommunications et des PME toulousaines sous-traitantes, à l’entreprise californienne Harvest Energy. Le trottoir électrique est composé de dalles au sol qui, lorsque les passants marchent dessus, transforment l’énergie mécanique des passants en énergie électrique alimentant des lampadaires à leds. Des tests ont été réalisés sur les allées Roosevelt à Toulouse au mois d’avril. Pour développer son projet, Laurent Villerouge avait besoin d’1,3 millions. Il a été refusé partout. « J’ai présenté mon dossier au Conseil Régional, à la Caisse des Dépôts et à Oséo. J'ai compris qu'ici on soutient l’aéronautique et la chimie ou que c’est trop long à mettre en place », regrette-t-il. En colère, le chef d'entreprise a également fait parvenir aux différentes rédactions, une lettre de sa banque lui signifiant un découvert de 154 euros sur le compte de l'entreprise. « Cela montre à quel point les banques locales aident les PME et notamment Viha Concept », ironise Laurent Villerouge. L'entrepreneur estime que « c’est un problème de mentalité ». Un sentiment partagé par Alexandre Marciel, adjoint au maire en charge de l’éclairage public, qui soutient le projet. Nous avons tenté à tous les niveaux. Je pense que ce départ est l’arbre qui cache la forêt. Il y a de nombreux chefs d'entreprise qui quittent la France pour des pays plus accueillants » analyse Alexandre Marciel. Face au système qu’il juge « verrouillé », le président de Viha Concept a choisi de partir aux États-Unis. Il s’est rapproché du MIT de Boston qui l’a mis en contact avec la Stony Brook University de New York et lui a fait rencontrer le chercheur Lei Zuo. « Pour signer un contrat de partenariat avec l’université de New York, il m’a fallu 4 heures », fait remarquer le chef d’entreprise. « Aux États-Unis, on regarde d’abord le projet et de quelle manière vous allez le développer. En France, on regarde de quelle somme vous disposez, quels diplômes vous avez et après on s’attarde sur le projet », peste Laurent Villerouge. Laurent Villerouge espère atteindre « 2 à 3 millions de chiffre d’affaires par an » à partir de 2015. »
Commentaire : Dans cet article, nous touchons à un des points faibles de la France. A savoir, une absence de hauteur de réflexion et de liberté d’action en faveur d’un système moutonnier et revanchard. Malheureusement, ce pays est verrouillé par des castes qui déterminent les orientations des décisions et des aides étatiques. Situation aberrante amplifiée par la mise en place d’autorités administratives qui détournent leur mission étatique aux services de tous, en faveur de quelques uns. Quand ce n’est pas de nuire à ceux qui les gênent ou qui ne veulent pas se laisser faire. Je ne peux que souhaiter bonne chance à ce Monsieur et surtout qu’il revienne en France lorsqu’il aura réussi, non pour s’installer, mais pour donner l’information de la perte Humaine et financière pour la France. Pays, où les dirigeants étatiques ont en règle générale les mêmes cursus, la même spécificité de n’avoir jamais rien créé et d’avoir, pour la plupart d’entre eux, toujours été à la charge des Peuples. Pour rappel, Revue de presse du 30 mars au 2 avril :
Jérôme Cazes, secrétaire général de la COFACE, Ensae et ENA dans « L’Argus de l’assurance » du 23 mars 2012 Article intitulé : Il n’y eu aucun débat en France sur la spéculation financière.
1er partie « Ils ont ouvert un débat et l’ont conclu par des mesures législatives, le « Dodd-Frank Act » aux Etats-Unis et le rapport « Vickers » en Grande-Bretagne. Vous seriez bien embarrassé en France de trouver les mêmes mesures. Il n’y a aucun débat. Pourquoi cette absence de débat ? Parce que les dirigeants sont très proches des politiques. Le ministère des Finances, les corps de contrôle à la Banque de France et les états-majors des très grandes banques françaises pensent pareil, viennent des mêmes écoles, échangent leurs postes. Il y a une collusion totale, on se rencontre tout le temps, dans ces petites fêtes, à l’Elysée, dans mes loges de Roland-Garros, c’est un tout petit monde, qui vit sur sa planète. Les banques ne font plus de crédit. Les banquiers ont malgré tout gardé le monopole sur la circulation de l’argent, qui leur permet d’en gagner, grâce à des produits plus rémunérateurs. Les banques ont pris en otage la collectivité ! Aujourd’hui, une banque peut dire « aidez-moi, car, sinon, vous aurez douze millions de Français qui perdent leur épargne et leur capacité de recevoir du crédit. Pourquoi personne n’en dit rien ? Ils craignent de perdre toute crédibilité et de nuire à leur carrière. Dans ce milieu, il n’y a pas de cadeaux, c’est d’une brutalité que l’on n’imagine pas. Comme il n’y a pas beaucoup de vocation au sacrifice, faire quelques exemples suffit. »
IMMOBILIER
FNAIM dans « Le Monde » du 8 mai 2012
Article intitulé : Monsieur le Président mieux que des promesses, des actes.
« Créer une offre locative nouvelle à loyer modéré, en mobilisant la parc ancien pour résorber immédiatement le déficit de logements. »
Commentaire : Quelle évolution ! Il y a quelques mois, on parlait de déficit immobilier chronique et de millions de logements manquants. Pour rappel, si vous connaissez des bailleurs potentiels qui veulent trouver une garantie de loyer et une assurance concernant la non dégradation, voir la réalisation de travaux, Habitat & Humanisme répond à ces demandes.
REVUE DE PRESSE DU 5 AU 7 MAI 2012
CAC 40 du 4 mai 2012: -1,90% ou -0,0160%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,15.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,15 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
BOURSE
François Derrien et Christophe Perignon, professeurs de finance à HEC Paris, dans « Enjeux Les Echos » du mai 2012
Article intitulé : Les ETF sont-ils une bombe financière à retardement ?
« Trois organismes internationaux de premier plan viennent de tirer la sonnette d’alarme. Le FMI, la Banque des règlements internationaux et le G20 ont récemment mis en garde la communauté internationale contre l’émergence d’une nouvelle source majeure de risque financier : les exchange-traded funds, ou ETF. »
Commentaire : Quand va-t-on enfin parler des risques du détournement des capitaux de l’économie réelle ? Alors que la persistance de la crise est due à des décisions politiques (lobbies) dévastatrices en terme socio-économique, on continue de parler de risque financier et non de risque socio-économique. La finance est la résultante de la socio-économie qui elle-même est dépendante de la politique. Les ETF comme tous les produits dérivés (investissements hors économie réelle), hors couverture, doivent être mis hors d’état de nuire à l’économie réelle.
Pascale Besses-Boumard dans « La Tribune » du 4 mai 2012
ARTICLE PEDAGOGIQUE
Article intitulé : Peut-on sauver le « soldat actions ? »
« Avec l’entrée prochaine en vigueur des règles de Bâle III et de Solvabilité II, ces investisseurs institutionnels (les « zinzins »), traditionnels moteurs de la liquidité en Bourse, sont contraints de réduire les montants alloués à l’investissement en actions. Et qui dit volumes de transactions en baisse dit aussi volatilité exacerbée, ce qui contribue à décourager les investisseurs de passage, las de devoir subir des trous d’air à répétition sans véritable raison. »
Commentaire : Effectivement, l’application des règles comptables « impose » de réduire les montants alloués à l’investissement en actions. Pourquoi ? Parce que les comptables (lobbies) qui ont étudié ces règles ont voulu trouver une solution en cas de crise future de liquidité. Manque de chance, il est trop tard, quoi qu’ils fassent les organismes de régulation et de supervision en libéralisant les marchés ont mis toute cette logique hors course. Baisser la volatilité des marchés est simple. Le 9 décembre 2010, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) déclarait au Monde : " Nous n'avons pas eu une approche assez politique au moment de négocier la directive MIF - qui a ouvert à la concurrence les marchés financiers en Europe, avec effet au 1er novembre 2007 - . On ne s'est pas posé les bonnes questions : de quels marchés voulons-nous ? Comment faire pour qu'ils financent au mieux l'économie ? (...) Il faut réfléchir à ce qu'apporte cette accélération des échanges : quels sont les bénéfices financiers, économiques, pour quelle utilité sociale ? ". Si l’on veut sauver le « soldat actions », il suffit d’instaurer la publication de deux cotations : la cotation de la spéculation du jour (cours actuel) et la cotation socialement responsable tenant compte des volumes (voir site www.agencedecotationisr.com qui la calcule tous les jours) Cette dernière en prenant en compte les volumes échangés stoppera la volatilité fabriquée virtuellement par des règles de cotation inappropriées (sauf pour les marchés dérivés) et libèrera les zinzins. Pour rappel, avec les règles comptables actuelles, quelques titres échangés à la baisse à une heure donnée et l’on extrapole en toute incohérence ce cours à tous les titres. Exemple de cette incohérence : Le 4 mai la variation spéculative du jour était de -1,90% tandis que la variation socialement responsable qui tient compte du volume échangé était de -0,0160%. Vous avez ici un exemple de la destruction de valorisation créée par des normes comptables obsolètes. Cette destruction (ou création en cas de hausse) est calculée tous les jours via l'indice de destruction (ou de création en cas de hausse) comptable de valeur. L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,15 % ! 99,15% de la baisse annoncée des 1,60% est due uniquement aux règles comptables. Baisse boursière ou baisse comptable ?
Tout comme « Une lumière ne peut éclairer que si elle est en contact avec une source d’énergie ». L’économie ne peut être en croissance que si elle est contact avec les capitaux, source d’énergie.
On s’étonne aujourd’hui du manque de croissance. Comment pourrait-il en être autrement ?
Certains financiers font leur commerce du détournement de capitaux, via des produits « mathématiques » (produits structurés), de l’économie réelle. Force est de constater que l’on fait peur à l’épargnant avec des règles comptables obsolètes et destructrices d’économie réelle. Les politiques font tout pour « assécher » le marché afin corriger en peu de temps leurs errements de 30 ans etc….Les faits prouvent que ce sont les investisseurs et les épargnants qui sont maîtres de la principale source d’énergie. Il faut qu’ils mettent fin au détournement de des capitaux vers l’économie virtuelle (produits mathématiques dits « structurés »). Pour cela, je propose que les épargnants imposent l’obligation d’investissement dans les titres vifs (économie réelle), via des bourses officielles (pas de dark pools, bourse « grise ») et dans le respect des volumes C’est à eux (les épargnants), c’est à nous (les professionnels) de contrôler l’utilisation des capitaux comme source d’énergie de l’économie réelle. Ce vœu est d’autant plus facile à réaliser aujourd’hui que les titres sont décotés. Quel meilleur moment qu’aujourd’hui alors que quantité de titres sont décotés ? Ce chemin pris, il sera consolidé, stupidement mais utilement dans ce cas, par les règles comptables actuelles. Il faut que les gérants de portefeuille cessent d’intervenir contre l’économie réelle. Il est impératif qu’ils redeviennent des acteurs/réalisateurs d’économie et non plus des spectateurs qui déstabilisent cette dernière par des raisonnements moutonniers dénués de tout sens des responsabilités Humaines. Cessons d’être des mercenaires financiers !
« Les politiques ont également leur part de responsabilité dans cette évolution. Ils ne cessent de stigmatiser la Bourse est les actionnaires comparés à des rapaces sans cœur et sans scrupule, commente un professionnel. Le réveil sera douloureux lorsque l’on se rendra compte, un beau matin, que la plupart des entreprises françaises seront détenues par des investisseurs chinois ou moyen-orientaux. On ne peut certes pas les en blâmer, nombre de sociétés valant aujourd’hui moins que leurs fonds propres. »
Commentaire : Remarque exacte. Mais où sont les gérants qui se vantent d’investir sur les fondamentaux ? Où sont les gérants qui pratiquent des investissements « mathématiques » via les produits structurés en taisant le fait que tôt ou tard, si le fruit de leurs cogitations tourne au vinaigre, ils devront attaquer (vendre) le sous-jacent (action) et qu’ils seront pris dans le krach systémique dont ils sont à l’origine ? Il est vrai qu’eux, auront pris leur commission et que le krach sera à la charge de leurs clients et ensuite des Etats (s’ils peuvent payer). Pour les uns, pourquoi n’investissent-ils pas dans les titres qui valent moins que leurs fonds propres ? Ne serait-ce pas parce que la mode des moutons aujourd’hui est d’aller sur certains pays ou certaines zones géographiques ? Pour les autres, ne serait-ce pas parce que la gestion « mathématique » permet de prendre des risques délirants en partant du principe qu’ils ne peuvent arriver ? Je ne parlerai pas du leurre des objectifs et du reste….
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/economie/raisonner-en-flux-comptables-ou-dynamqiue-financiere.php
http://www.socioecopofi.com/pages/comprendre-notre-economie/finance/information-socialement-responsable.php
Pourquoi aller investir sur des zones surcotées alors que nous avons des valeurs sous-cotées en Europe ?
Pourquoi aller investir dans des zones surcotées qui elles, investissent en Europe à des prix « cassés » ?
Pourquoi accélérer par ce flux de capitaux incohérents un transfert des conditions de travail applicable dans certains pays étrangers en Europe ?
Pourquoi vouloir importer en Europe la productivité de certains pays, productivité basée sur des minimas Humains ? Pour rappel : Revue de presse du 3 mai « Un ancien directeur d’Apple expliquait comment la société a dû utiliser les services d’une usine chinoise pour modifier l’iPhone quelques semaines à peine avant que les produit ne soit mis en vente. Les nouveaux écrans sont arrivés à l’usine à minuit. Un contremaître a tiré des dortoirs de l’usine 8 000 ouvriers, explique le directeur d’Apple. Chacun a reçu un biscuit et une tasse de thé en se dirigeant vers son poste de travail. Les cas d’Apple illustre les raisons pour lesquelles il est si difficile aujourd’hui de créer des emplois pour la classe ouvrière. »
Dans « Challenges » du 7 juillet 2011 Article intitulé : Les gendarmes de la Bourse sont en souffrance
« Jean-Pierre Jouyet doit faire face à une fronde de l’intersyndicale CFDT-FO qui dénonce « l’existence de situations de surcharge, de pression, de souffrance, voire de harcèlement ». La direction nie toutefois « l’existence d’un problème de fond ». » Commentaire : Quand y a-t’il un problème de fond ? Quant il y a suicide ? Ah non ! Quand il y a suicide comme à France Telecom ou ailleurs (y compris dans la Police), on parle de « mode »
Le savoir vivre Français, n’est-il pas issu du savoir Etre ? Ce savoir Etre est-il compatible avec le savoir « productif » à minima Humain ? Qui revenant d’un autre pays ne s’est pas fait la remarque du « bon vivre en France » ? Ce bon vivre, ne sommes-nous pas en train de le saborder en ne contrôlant pas la destination de nos investissements
Etc…
Gilles Coville dans « Les Echos » du 7 mai 2012
Article intitulé : Avant-première
"Ce feuilleton espagnol combine deux ressorts dramatiques qu’il faut avoir à l’esprit pour la phase post-électorale en France. Le premier est rabâché : les marchés fonctionnent davantage aux décisions et aux résultats qu’aux programmes et aux meetings politiques. Le second est plus original et inquiétant : après quatre ans de tempêtes, il y a si peu de convictions ou de sang-froid parmi les investisseurs, que les plus spéculateurs ont toute latitude pour recréer de la volatilité dès qu’elle ne suffit plus à leurs besoins."
Commentaire : Même si l’on rabâche que les marchés fonctionnent davantage aux décisions et aux résultats, qu’aux programmes et aux meetings politiques, cela est faux. La preuve, « il y a si peu de convictions ou de sang-froid parmi les investisseurs, que les plus spéculateurs ont toute latitude pour recréer de la volatilité dès qu’elle ne suffit plus à leurs besoins. » Il est dommage de ne pas mettre en exergue que le « si peu de convictions ou de sang-froid parmi les investisseurs » est en fait le « si peu de convictions ou de sang-froid » des professionnels de la gestion. En effet, les investisseurs le sont, dans leur très grande majorité, via des professionnels de la gestion. Pour les autres, ils sont spéculateurs. Je suis persuadé que dans les années futures, nous verrons une véritable révolution de la gestion financière.
IMMOBILIER
Jean-Pierre Robin dans « Le Figaro » du 7 mai 2012
Article intitulé : Les Français cigales avec l’argent public et fourmis quand il s’agit du leur
« Nous avons gémi sur les déficits publics et la dette abyssale dont il est superflu de rappeler les chiffres. Et à l’inverse on s’est extasié sur la capacité d’épargne des Français. Nous serions « les fourmis les plus efficaces » d’europe, comme en témoignent les chiffres de l’insee : les ménages n’ont-ils pas mis de côté 16,9 % de leurs revenus l’an dernier, un record depuis 1983 ? Présentés sous cet angle, les comptes de la nation s’avèrent aussi enchanteurs que les Contes de ma mère l’oye. Hélas, il se pourrait que la vérité fût triste : l’épargne privée des Français est en réalité incapable de compenser le gouffre des déficits publics. Certes les ménages ont économisé 223,2 milliards d’euros en 2011 (selon l’insee). Mais plus de la moitié (124,5 milliards) ont servi à financer leurs achats de logements neufs. On rappellera à cet égard que le marché de l’ancien constitue un jeu à somme nulle, car les investissements des uns sont les désinvestissements des autres. L’épargne financière des Français, quel qu’en soit le support (des livrets A aux placements boursiers, en passant par l’assurance-vie), n’a donc été que de 98,7 milliards d’euros. Cette enveloppe est légèrement inférieure à l’ensemble des déficits publics (État, Sécurité sociale et collectivités locales), qui s’est élevé à 103,1 milliards d’euros. La meilleure preuve que la « Maison France », prise dans sa totalité, est bien en manque d’épargne, on la trouve dans notre balance des paiements avec l’extérieur. Laquelle a été dans le rouge à hauteur de 43 milliards d’euros en 2011, selon la Banque de France. Le pays dans son ensemble - ses ménages, ses entreprises, et ses administrations publiques - dépense plus qu’il ne produit. Ce déséquilibre extérieur, essentiellement commercial, se révèle comme notre plus gros handicap aux yeux des agences de notation. C’est la raison pour laquelle Standard & Poor’s nous a privés de notre AAA le 14 janvier. Moritz Kraemer, le représentant de S & P, motivait alors cette dégradation par « l’écart de compétitivité qui n’a cessé de se creuser entre certains pays de la zone euro depuis le lancement de la monnaie unique ».
Commentaire : Le raisonnement sur l’immobilier est très intéressant. Dommage que Monsieur Robin n’ait pas attiré l’attention, sous-entendu, que l’évolution du neuf « tirait » à la hausse celle de l’ancien et, de ce fait, transmettait directement une partie de l’inflation des prix due aux opérations de défiscalisation sur le « neuf » au secteur de «l’ancien ». Somme nulle sur l’ancien en prix, mais non en pouvoir d’achat.
CYCLE 2016
Bruno Trévidic dans « Les Echos » du 7 mai 2012
Article intitulé : Air France-KLM touche le fond mais prépare le rebond
« Jean-Cyril Spinetta, le PDG d’Air France KLM, « Si nous baissons nos coûts, hors carburant, de 10 %, nous serons du bon côté du trait pour les sept à huit ans à venir », assurait-il récemment en petit comité. Et si ses modalités du plan Transform 2015 restent à arrêter. »
Dans « Boursorama.com » du 4 mai 2012
Article intitulé : Qantas reporte la réception de deux Airbus A380 livrables en 2013 :
« La compagnie australienne Qantas a annoncé vendredi qu'elle reportait à 2016/2017 la réception de deux avions gros porteurs A380 d'Airbus livrables en 2013, dans le cadre de son programme d'économies destiné à enrayer le déclin de ses performances opérationnelles. Ce délai permettra à Qantas de réduire de 400 millions de dollars australiens (312 millions d'euros) ses dépenses en capital sur l'exercice 2012/2013, à 1,9 milliard de dollars. »
REVUE DE PRESSE DU 4 MAI 2012
CAC 40 du 3 mai 2012: -0,09% ou -0,0007%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,22.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,22 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
PREAMBULE
DESOLE, POUR L’INCONSISTENCE DE CETTE REVUE DE PRESSE MAIS EN PERIODE ELECTORALE …
ECONOMIE
Paul Jorion, anthropologue et économiste, sur le site « www.Regards-Citoyens.com » du 3 mai 2012
Article intitulé : Candidats, encore un effort pour refonder le capitalisme ! par Paul Jorion (Le Monde)
" En 2010, la Grèce était au bord de l'abîme - petite économie nationale que la solidarité européenne aurait pu alors sauver à peu de frais. Aujourd'hui, ce sont l'Espagne, voire l'Italie, qui s'y retrouvent. Etre au bord de l'abîme, c'est comme toute chose apparemment : on finit par s'y habituer. Qu'est-ce qui explique qu'il ait surtout été question durant la campagne d'obtention accélérée du permis de conduire ou de distribution de la viande de boucherie dans les écoles ? Deux hypothèses sont envisageables : l'une charitable, l'autre beaucoup moins. L'hypothèse charitable, c'est que toutes les décisions qui comptent sont prises aujourd'hui, dans le meilleur des cas, à Bruxelles, et dans le pire des cas, à Washington, et qu'il ne resterait plus, en effet, comme prérogatives pour un président de la République que celles dont disposait un sous-préfet sous la IIIe République. De la même manière qu'un sous-préfet pouvait alors tempêter aux comices agricoles contre "les directives de Paris, qui créent la révolution chez nous !", un président français peut à la fois régler avec autorité les affaires de permis de conduire et de viande de boucherie et tonner sans inquiéter personne à l'encontre de Bruxelles et de Washington. L'hypothèse peu charitable, c'est celle du manque d'ambition et d'envergure qui fait qu'un président français n'arriverait à se faire entendre ni à Washington ni à Bruxelles, et si cela se trouve, pas même à Paris. Seule bonne nouvelle, si l'on peut dire, le mal n'est pas spécifiquement français: confusionnisme, cacophonie, absence totale de courage politique règnent aujourd'hui en maîtres dans l'ensemble des pays occidentaux. On en est même venu dans certains Etats à mettre à la tête des affaires d'anciens banquiers dont les décisions calamiteuses il y a seulement quatre ou cinq ans provoquaient alors la consternation, faute de volontaires parmi les politiques. La conclusion s'énonce simplement : ce n'est pas d'un président français qui serait seulement "audible" à Bruxelles ou à Washington que l'on a besoin, mais de quelqu'un qui indiquerait la voie à suivre, brisant la paralysie stupéfaite qui règne aujourd'hui dans ces lieux. Car ce ne sont pas les projets de société de haute volée, économiques et financiers, qui manquent, bien au contraire : - Accorder de nouveau la priorité aux salaires plutôt que favoriser l'accès au crédit, lequel est nécessairement cher et se contente de repousser à plus tard la solution des problèmes se posant d'ores et déjà. - Mettre hors la loi la spéculation en rétablissant les articles de la loi française qui l'interdisaient jusqu'en 1885. - Mettre hors d'état de nuire les paradis fiscaux en interdisant aux chambres de compensation de communiquer avec eux dans un sens comme dans l'autre. - Abolir les privilèges des personnes morales par rapport aux personnes physiques, privilèges ayant permis de transformer de manière subreptice dans nos démocraties le suffrage universel en suffrage censitaire. - Redéfinir l'actionnaire d'une société comme étant l'un de ses créanciers et non l'un de ses propriétaires ; établir les cours à la Bourse par fixing journalier. - Eliminer le concept de "prix de transfert" qui permet aux sociétés d'échapper à l'impôt par des jeux d'écriture entre maison mère et filiales. - Supprimer les stock-options pour instaurer une authentique participation universelle. - Réimaginer les systèmes de solidarité collectifs, au lieu des dispositifs spéculatifs voués à l'échec en raison de leur nature pyramidale que sont l'immobilier ou l'assurance-vie, par lesquels on a cherché à les remplacer. Enfin, dans un monde où le travail disparaît, la question des revenus doit être mise à plat et faire l'objet d'un véritable débat. On assisterait alors au retour de l'ambition et du courage, désespérément absents aujourd'hui."
Georges Soros, propos recueillis par Benjamin Masse-Stamberger, dans « L’Express » du 25 avril 2012
Article intitulé : L’Europe est en prise dans un cercle vicieux
« Traquer la vérité derrière les apparences. Chercher les failles des plus brillants discours. Guetter les brèches des constructions triomphantes. De cette obsession d'enfant, George Soros aurait pu faire un sacerdoce, lui qui se définit lui-même comme un "philosophe raté". Il a préféré en faire un commerce, d'autant plus lucratif que, sur les marchés, les comportements moutonniers sont la règle, et la sagesse l'exception. La zone euro, elle, lui est toujours apparue comme un espace bancal, condamnée à traverser des crises dont elle ne pourrait se dépêtrer qu'en changeant radicalement de logiciel. Les marchés n'ont-ils pas aussi leur part de responsabilité dans la crise? Je le pense en effet. Leur appréciation n'est pas toujours exacte. Dans la crise de la zone euro, ils ont mis longtemps à comprendre que la solution imposée par l'Allemagne n'était pas la bonne. Mais c'est aussi aux régulateurs d'adopter les mesures nécessaires pour améliorer leur fonctionnement. Souvent, les législations sont soumises au lobbying des intérêts particuliers. Cette question complexe n'a toujours pas été résolue. Il faudrait repenser la théorie économique pour intégrer les imperfections du marché et des régulateurs. C'est dans cet objectif que je subventionne une fondation pour une nouvelle pensée économique. Vous-même êtes souvent présenté comme la caricature du spéculateur. En février 2010, le Wall Street Journal a même affirmé que vous faisiez partie d'un petit groupe de dirigeants de fonds spéculatifs qui, lors d'un dîner, auraient décidé d'attaquer l'euro...Le Wall Street Journal a mis ma photo en Une, alors que je n'avais même pas assisté à ce dîner, où d'ailleurs l'euro a à peine été évoqué! Pour autant, je comprends qu'il puisse y avoir de la suspicion, pour une raison simple: les marchés sont effectivement manipulables! Prenez les CDS [NDLR : credit default swaps, des produits financiers créés pour prémunir les détenteurs de dette contre un éventuel risque de faillite]: c'est comme si vous pouviez acheter une assurance-vie sur la vie de quelqu'un d'autre, et qu'ensuite on vous donne le droit de le tuer pour toucher la prime! »
Commentaire : Vérité et réalité, ne sont pas sœurs. Trop souvent, les deux sont confondues. Alors que la réalité n’est que le reflet des comportements et des « failles » humaines, la vérité elle, est « évidence ». Comme toute évidence, elle peut pendant un certain temps être altérée par des « arrangements » mais tôt ou tard elle renaîtra et se rappellera à nous. Cet article est très intéressant car cette « vérité » est reprise dans le cadre de l’activité financière ; Il est écrit : « les comportements moutonniers sont la règle, et la sagesse l'exception. » « Il faudrait repenser la théorie économique pour intégrer les imperfections du marché et des régulateurs » « c'est aussi aux régulateurs d'adopter les mesures nécessaires pour améliorer leur fonctionnement. Souvent, les législations sont soumises au lobbying des intérêts particuliers. ». En finance, n’est-ce pas en période de krach que l’on vit un retour vers la vérité ? N’est-ce pas en période de krach que l’on voit apparaître certaines responsabilités et certaines compromissions ? De même, n’est-ce pas après une période de krach que l’opportunité de reconstruire nous est donnée ? Reconstruire pour aller vers la vérité ou rafistoler pour maintenir la réalité des « errements » humains, tel est le challenge d’aujourd’hui. Traquons la vérité derrière les apparences. Cherchons les failles des plus brillants discours. Guettons les brèches des constructions triomphantes. Très bon week-end à toutes et à tous.
REVUE DE PRESSE DU 3 MAI 2012
CAC 40 du 2 mai 2012: 0,42% ou 0,0031%
L'indice de création comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,39.
* L’indice de création comptable de valeur © calcule le pourcentage de la hausse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la hausse de 99,39 % ! Hausse boursière ou hausse comptable ?
CHOMAGE
Dans « Les Echos » du 3 mars 2012
Article intitulé : Le taux de chômage de la zone euro a rejoint, en mars, son record de 1997
« La croissance en berne en Europe et les politiques d’austérité des gouvernements ont un impact négatif sur le marché de l’emploi. Dans la zone euro, le taux de chômage a touché en mars, à 10,9 %, son record d’il y a quinze ans. Le parallèle est frappant. Dans les seuls mois de mars et d’avril, l’économie américaine a généré 328.000 emplois nouveaux en dépit d’un chiffre inférieur aux attentes pour le mois passé, a indiqué hier la société de conseil ADP. »
Commentaire : Nous retrouvons les cycles SOCIOECOPOFI (à voir en 2013)
ECONOMIE
Pierre-Noël Giraud dans « L’Economie politique » de janvier, février mars 2012
Article intitulé : L’industrie européenne dans la globalisation
« En 2008, les emplois en France se partageaient en 28% d’emplois qu’on peut qualifier de « nomades », en ceci qu’ils produisent des biens et services qui circulent entre pays et qu’ils sont soumis à une compétition désormais globale. S’ils perdent leur compétitivité, ils disparaissent dans un pays pour apparaître ailleurs. Et 72% d’emplois qualifiés de « sédentaires », produisant des biens et services qui ne circulent pas entre pays. Ils ne sont pas en compétition, du moins directe, avec des emplois localisés dans d’autres pays. Ils sont en compétition, éventuellement vive, entre eux. Mais si la demande purement nationale qui s’adresse à eux reste constante, ces emplois n’ont pas de raison de diminuer. »
Charles Duhigg et Keith Bradsher dans « Problèmes Economiques » d’avril 2012
Article intitulé : Barack Obama : Pourquoi Apple ne fabrique pas l’iPhone aux Etats-Unis ?
« Ce n’est pas seulement que le coût du travail est moins élevé à l’étranger. Les responsables d’Apple pensent que les capacités des usines géantes, leur flexibilité, le zèle et les qualifications des travailleurs qui s’y trouvent dépassent ceux de leurs homologues américains, à tel point qu’il n’est plus possible de fabriquer des produits Apple « Made in the USA ». Jared Bernstein qui jusqu’en 2011 était conseiller économique à la Maison-Blanche. "Si Apple est le summum du capitalisme, il y a de quoi être inquiet ». Un ancien directeur expliquait comment la société a dû utiliser les services d’une usine chinoise pour modifier l’iPhone quelques semaines à peine avant que les produit ne soit mis en vente. Les nouveaux écrans sont arrivés à l’usine à minuit. Un contremaître a tiré des dortoirs de l’usine 8 000 ouvriers, explique le directeur d’Apple. Chacun a reçu un biscuit et une tasse de thé en se dirigeant vers son poste de travail. Les cas d’Apple illustre les raisons pour lesquelles il est si difficile aujourd’hui de créer des emplois pour la classe ouvrière. »
URBANISATION
Sylvain Allemand dans « L’Economie politique » de janvier, février mars 2012
Article intitulé : Shrinking cities : une chance pour la ville de demain
« En 2008, pour la première fois dans l’histoire de l’humanité, la proportion de la population urbaine mondiale a franchi la barre symbolique des 50% : un terrien sur deux vit dans une ville, tout au moins dans un territoire urbanisé. Et cette tendance devrait se poursuivre sous l’effet de l’urbanisation à marche forcée des pays émergents. Dans les pays anciennement industrialisés, la proportion s’élève déjà à plus de 75%. Mais à force de focaliser l’attention sur cette urbanisation, une autre tendance est passée inaperçue : le déclin démographique des grands villes. Un phénomène classique mais qui a pris au cours de ces dernières décennies une ampleur sans précédent. »
REVUE DE PRESSE DU 1 ET 2 MAI 2012
CAC 40 du 30 avril 2012: -1,64% ou -0,01%
L'indice de destruction comptable de valeur ©*, différence entre la variation officielle et la variation ISR, est de 99,39.
* L’indice de destruction comptable de valeur © calcule le pourcentage de la baisse du cours due uniquement à la méthode de valorisation comptable. Cette dernière en ne prenant pas en compte la faiblesse des volumes échangés a généré une inflation à la baisse de 99,39 % ! Baisse boursière ou baisse comptable ?
BOURSE
Frédéric Lordon, économiste, dans «les crises.fr » du 1 mai 2012
Article intitulé : De l’inutilité sociale de la fortune à l’époque actionnariale
« Le paradoxe de la libéralisation financière, mais cette fois impropre aux représentations édifiantes, consiste en ceci que l’énorme machine spéculative censément échafaudée en célébration des entreprises et à la gloire des fonds propres, n’aura que très marginalement modifié la structure d’ensemble de leurs financements — où les émissions d’actions tiennent une place toujours aussi faible, si bien que, trahissant la justification cardinale de la gigantesque opération, elles n’en auront tiré objectivement que des avantages infinitésimaux (et encore…). Mais à qui, ou à quoi donc aura-t-elle profité ? Au marché secondaire et à l’investissement spéculatif bien sûr. Pour se montrer conforme à son concept, ou plutôt à son ambition imaginaire, il aurait fallu que le dynamisme boursier profitât exclusivement, ou majoritairement, au marché primaire, guichet de l’émission de nouvelles actions, c’est-à-dire lieu exclusif où s’opèrent les transferts réels de fonds (propres) des épargnants vers les entreprises. Hors de ces opérations de souscription, les entreprises ne voient pas la couleur des liquidités qui se déversent sur le marché secondaire, quand bien même ces liquidités prennent leurs titres pour support. Car le marché secondaire, marché de l’occasion où ne s’échangent que des titres déjà émis, met, par définition, en rapport non pas entreprises et apporteurs de fonds nouveaux, mais les investisseurs financiers entre eux, détenteurs de titres anciens désireux de s’en défaire et nouveaux acquéreurs qui leurs transféreront leurs épargnes, les uns comme les autres n’ayant rien d’autre en vue que la plus-value (présente pour les uns, future pour les autres), et les entreprises, au loin, observant ce jeu qui ne les concerne pas. C’est bien dans cette formidable disproportion des marchés respectivement primaire et secondaire, opportunément confondus dans le générique fourre-tout « La Bourse », que sombre l’argumentaire des bienfaits économiques de la déréglementation financière. Car voilà son admirable bilan en cette matière : le total des émissions nettes d’actions cotées (1650 sociétés) pour 2010 est de… 13 milliards d’euros7. Pour qui n’a pas les ordres de grandeur en tête, le caractère dérisoire de cette « performance » s’apprécie en la rapportant par exemple au volume total de l’investissement des sociétés non financières — 193 milliards d’euros8 —, ou bien, dans un autre registre, au volume moyen quotidien des transactions opérées sur le seul CAC 40 — entre 3 et 5 milliards d’euros… Bien sûr, pour que cette deuxième référence ait du sens il faut se souvenir que les 5 milliards d’euros de transactions quotidiennes sur le CAC 40 doivent être appréciés en tenant compte de la vitesse de circulation de la monnaie, c’est-à-dire du fait que ce sont les mêmes liquidités qui tournent plusieurs fois par jour en ne faisant que changer de mains. Mais pour autant, et en redisant toutes les précautions qui doivent l’accompagner, la mise en regard ne laisse pas d’être frappante. En gros 230 jours de Bourse à 5 milliards d’euros d’amusement chacun, soit la fête annuelle à 1150 milliards d’euros pour, au final, 13 seulement de nouvelles émissions, c’est-à-dire de fonds effectivement dirigés vers les entreprises. »
Commentaire : Il est écrit « les uns comme les autres n’ayant rien d’autre en vue que la plus-value (présente pour les uns, future pour les autres), et les entreprises, au loin, observant ce jeu qui ne les concerne pas ». Je ne suis pas d’accord car les mouvements financiers repris par les médias sont tantôt destructeurs de confiance tantôt euphorisants, cela avec toutes les conséquences négatives en terme SOCIOlogique, ECOnomique, POlitique et Financer
ECONOMIE
Marie-Christian Corbier dans « Les Echos » du 2 mai 2012
Article intitulé : Emploi : l’OIT blâme le « piège de l’austérité
« Si l’économie mondiale poursuit dans la voie actuelle en matière d’emploi et de réforme du marché du travail, elle va dans le mur. Telle est en substance la conclusion, alarmiste, du rapport annuel de l’Organisation internationale du travail (OIT) publié dimanche soir. Les signes de reprise économique dans certaines régions donnent-ils des raisons d’être optimiste ? La réponse de l’OIT est cinglante : « La situation mondiale de l’emploi est extrêmement inquiétante et ne laisse entrevoir aucun redressement dans un avenir proche. » Le nombre de demandeurs d’emploi, de 202 millions cette année, devrait croître à 210 millions en 2016. L’organisation genevoise dénonce un« piège de l’austérité qui est en train de se refermer ». Car, selon elle, « depuis 2010, et malgré les déclarations favorables à l’emploi […], la stratégie politique s’est détournée de la création d’emplois et de l’amélioration des conditions de travail pour se concentrer sur la réduction des déficits budgétaires à tout prix ».Or, « l’austérité s’est traduite par une faible croissance économique, une volatilité accrue et une détérioration des bilans des banques qui débouche sur une contraction supplémentaire du crédit, une baisse de l’investissement et, par conséquent, de nouvelles pertes d’emploi ». Pour échapper à ce « piège », l’OIT suggère de «changer d’approche».En augmentant les salaires au même rythme que la productivité. En envisageant «une hausse mesurée et coordonnée du salaire minimum».
Commentaire : Que cela fait du bien de lire cela. Comment est-ce possible que nos « politiques » aient pu nous mettre dans cette situation ?
Pierre Larrouturou, économiste, dans « Le Monde» du 2 mai 2012
Article intitulé : Nous ne voulons pas mourir dans les décombres du néolibéralisme !
« Les systèmes tiennent souvent plus longtemps qu'on ne le pense, mais ils finissent par s'effondrer beaucoup plus vite qu'on ne l'imagine. " En quelques mots, l'ancien chef économiste du Fonds monétaire international, Kenneth Rogoff, résume bien la situation de l'économie mondiale. Quant au gouverneur de la Banque d'Angleterre, il affirme que " la prochaine crise risque d'être plus grave que celle de 1930 "...La zone euro ne va pas bien, mais les Etats-Unis et la Chine, souvent présentés comme les deux moteurs de l'économie mondiale, sont en fait deux bombes à retardement : la dette totale des Etats-Unis atteint 358 % du produit intérieur brut (PIB) ; la bulle immobilière chinoise, presque trois fois plus grosse qu'elle ne l'était aux Etats-Unis avant la crise des subprimes, commence à éclater. En 1933, quand Roosevelt arrive au pouvoir, les Etats-Unis comptent 14 millions de chômeurs, la production industrielle a diminué de 45 % en trois ans. Il agit alors avec une détermination et une rapidité qui raniment la confiance : certaines lois sont présentées, discutés, votées et promulguées dans la même journée. Son objectif n'est pas du tout de " rassurer les marchés financiers ", mais de les dompter. Son but n'est pas de " donner du sens à l'austérité ", mais de reconstruire la justice sociale. Les actionnaires sont furieux et s'opposent de toutes leurs forces à la loi qui sépare les banques de dépôt et les banques d'affaires, aux taxes sur les plus hauts revenus ou à la création d'un impôt fédéral sur les bénéfices. Mais Roosevelt tient bon et fait voter quinze réformes fondamentales en trois mois. Les catastrophes annoncées par les financiers ne se sont pas produites. Mieux ! L'économie américaine a très bien vécu avec ces règles pendant un demi-siècle. Ce qu'a fait Roosevelt en matière économique n'était sans doute pas suffisant (sans l'économie de guerre, les Etats-Unis allaient retomber en récession), mais les réformes qu'il a imposées en matière bancaire et fiscale ont parfaitement atteint leurs objectifs. Jusqu'à l'arrivée de Ronald Reagan en 1981, l'économie américaine a fonctionné sans avoir besoin ni de dette privée ni de dette publique. Alors que, pendant trente ans, des règles fordistes avaient assuré un partage équitable de la valeur ajoutée entre les salariés et les actionnaires, les politiques de dérégulation ont, en trente ans, fait passer la part des salaires de 67 % à 57 % du PIB des pays de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), ce qui a conduit à augmenter tant la dette publique - car les impôts sur les salaires et la consommation sont la première ressource des Etats - que la dette privée, car les salariés ont dû s'endetter pour maintenir leur niveau de vie. »
Yvon Delasnerie dans « Le Monde » du 2 mai 2012
Article intitulé : Peut-on spéculer sur la dette française ?
« Depuis le 16 avril, la plate-forme Eurex (European Exchange) met à la disposition des investisseurs un nouveau produit financier, un " future " permettant d'acheter ou de vendre à terme des obligations d'Etat françaises (obligations assimilables du Trésor - OAT). En clair, il s'agit d'ouvrir un nouveau champ à la spéculation sur les dettes publiques, avec toutes les facilités qu'apprécient les opérateurs : effet de levier, paiement différé, informatisation autorisant les transactions à haute fréquence...De tels contrats ne constituent pas une nouveauté. Ils existaient pour les grandes monnaies nationales européennes avant que le traité de Maastricht n'instaure l'Union économique et monétaire (surtout monétaire...) de la zone euro. Ils ont ensuite disparu de la scène (sauf pour les emprunts d'Etat allemands). Sans doute faut-il y voir un effet de l'illusion d'harmonie économique et budgétaire créée par la zone euro et par les attendus ambitieux de la construction européenne. Depuis, la crise est passée par là, les finances publiques se sont dégradées et les " marchés " ont rapidement compris qu'il était possible d'enfoncer des coins dans l'Union européenne et de s'attaquer avec profit à ses maillons les plus faibles. D'où le retour à un traitement différencié des dettes souveraines par pays et la sophistication croissante des produits financiers. Cet élargissement des possibilités de spéculation sur la dette publique française est doublement fâcheux : techniquement, on ne voit pas son utilité ; symboliquement, elle renforce les soupçons de collusion entre le politique et les intérêts financiers. Le 9 décembre 2010, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF) déclarait au Monde : " Nous n'avons pas eu une approche assez politique au moment de négocier la directive MIF - qui a ouvert à la concurrence les marchés financiers en Europe, avec effet au 1er novembre 2007 - . On ne s'est pas posé les bonnes questions : de quels marchés voulons-nous ? Comment faire pour qu'ils financent au mieux l'économie ? (...) Il faut réfléchir à ce qu'apporte cette accélération des échanges : quels sont les bénéfices financiers, économiques, pour quelle utilité sociale ? " Visiblement, l'AMF réfléchit toujours. C'est à ce contexte qu'il faut s'attaquer, à un niveau où la puissance de réaction et de conviction a quelque chance d'être suffisante, c'est-à-dire au niveau de l'Europe. Globalement, l'Europe a un niveau d'endettement public encore maîtrisable (ce qui ne dispense évidemment pas les pays les plus endettés de remédier dans la durée à ce déséquilibre). En dépit d'un euro fort (comble du paradoxe !) et de l'ouverture inconditionnelle de ses frontières, elle bénéficie en outre d'une balance commerciale proche de l'équilibre. »
Commentaire : En dehors des réalités décrites dans cet article, il est bon de voir poser la question de la compétence de l’AMF. Trop de professionnels sont (et acceptent par peur d’être attaqués sur leur réputation et leur portefeuille) victimes des manquements des autorités de régulation et de supervision. Manquements réalisés en amont de leur activité et qui s’imposent à eux. Force est de rendre à Monsieur Jouyet une honnêteté certaine dans la reconnaissance des manquements et des pratiques douteuses de l’institution qu’il préside. Dommage qu’une telle personne laisse perdurer des méthodes d’attaque à l’honorabilité et au portefeuille sur les professionnels qui refusent de payer le prix des errements de l’AMF (errements qui avaient fait tomber la Commission des Opérations de Bourse) et qui attirent l’attention des investisseurs sur ces mêmes manquements. Collaborer ou payer les fruits de la résistance ! Attaquer au portefeuille et à l’honorabilité, mettre un signe distinctif (internet, blâme par la commission des sanctions, commission constituée par ceux qui ont participé, ou qui ont fermé les yeux par incompétence ou par confort « intellectuel » à la mise en place la situation délirante actuelle. Non, ce n’est pas un blague !), n’est-ce pas ces méthodes (attaques) qui ont fait perdre la dignité de la France en d’autres temps et qui génèrent chaque année une kyrielle de commémorations et de demandes de pardon. Comme on dit chez nous « Les biens pensants sont rarement les biens faisants ». Cela dit, les biens pensants touchent et les biens faisants payent. Pour rappel : Valérie De Senneville dans « Les Echos » du 21 décembre 2009: Dossier EADS « L’AMF renoue avec ses vieux démons qui la font soupçonner d’être faible avec les forts et forte avec les faibles. On a entendu jeudi sur France Inter son président, Jean-Pierre Jouyet, furieux, critiquer la « schizophrénie » de l’institution qu’il préside. Là où ses prédécesseurs comptaient sur leur fermeté dans l’affaire EADS pour asseoir la crédibilité de l’institution après le flot de critiques sur la gestion des affaires Rhodia et Vivendi, et faire oublier le sulfureux passé de la COB, le nouveau patron de l’AMF compte plus sur la force de sa régulation pour jouer un rôle politique. »…
FISCALITE
Frédéric Lordon dans « Les-crises.fr » du 1 mai 2012
Article intitulé : À 75 % les riches partiront ?”
Graphique présentant l’évolution du taux marginal d’impôt sur le revenu et du seuil applicable. Ce dernier point est très important : 75 % à partir de 100 000 € ou 100 millions, ce n’est pas pareil. Rappelons enfin qu’il s’agit d’un taux marginal, c’est-à-dire qui ne s’applique qu’à la tranche des revenus dépassant le seuil.
